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Un jour mon père et ma mère m'ont fait appel chez eux. Et là, ils m'ont dit qu'ils étaient prêts pour le mariage. J'étais surpris car je les savais déjà mariés. Mais non ! Il s'agissait de mon mariage. Ils souhaitaient que je me marie car pour eux, j'étais trop vieux pour continuer de vivre en concubinage.
Ils étaient prêts à financer une grande partie de cette union officielle si seulement j'étais d'accord. Mais j'ai dit à Papa et à Maman que je ne voyais pas l'intérêt du mariage s'il fallait vivre les mêmes cauchemars que les célibataires.
Ils m'ont alors rappelé que le mariage est une bénédiction de Dieu et une protection envers soi-même en cas de... Qu'il n'existe pas de mariage parfait encore moins des femmes ou des maris parfaits.
D'où le slogan "pour le meilleur et pour le pire". Se faisant, mes parents savaient dans quelle situation je me trouvais. J'étais en train de traverser une paternité douteuse de celle que je leur avais présentée quatre années plutôt comme celle avec qui je vieillirai et je me souviens que Maman m'avait demandé si j'étais sûr de cela.
<<Oui! Cette fois c'est la bonne>>, lui avais-je répondu. <<Alors préparons nous pour aller voir ses parents>>, avait-elle répliqué.
Mais cette fois, les choses avaient changé. Ce que je ne pensais pas arriver était arrivé. A savoir, l'orgueil, l'arrogance, la prétention et par dessus tout le manque de respect. Ce que je n'avais jamais admis dans mes précédentes relations. <<Mon fils, c'est cela aussi le meilleur et pour le pire>> m'avait rappelé Maman. Je lui ai alors répondu que si "le meilleur et pour le pire " consistait à aller chercher le mal dehors et de le ramener au foyer, dans ce cas, je préfère vivre seul. Car à mon entendrement, le pire doit être cet intrus qui rentre au milieu de deux personnes heureuses et qu'ensemble elles combattent ce perturbateur. <<Mon fils, dit Papa. Nous ne te forçons pas à faire ce qui ne va pas t'arranger.. Au contraire, notre désire est de te voir heureux. Si tu décides de vivre seul alors que feras-tu de celle qui est avec toi présentement ?>>
<<Vous avez déjà trois enfants, je te le rappelle, dit Maman. Sans oublier que tu as passé plus d'une décennie et demie sans procréer... Vas-tu laissé cette fille espérant trouver meilleur ? D'ailleurs qu'est-ce qui te fait dire que ta situation actuelle vaut mieux que le célibat pour lequel tu as un penchant ?>>
Chers lecteurs, avant d'aller plus loin, j'aimerais vous raconter quelques trahisons que j'ai vécues afin que vous compreniez mon refus à l'idée de me marier.
Il est assez courant qu'une "fille/femme idéale" change de peau pour opter celle d'une sorcière engagée. Pour l'avoir vécu et survécu, je vais commencer par la médiocrité de l'une d'elles prétentieusement appelée Laure.
Nos chemins ce sont croisés le 11 Septembre 2001. Soi quelques heures avant les attentats des Tours jumelles et du pentagon
Elle avait seize ans et moi 21 ans.
Elle était innocente autant sur son apparence que dans ses actes. Je la voyais comme l'amour de ma vie. De notre rencontre au quartier kinguelé en 2001, nous nous retrouvions au quartier Montalier où nous vivions ensemble. De notre relation est né un jeune garçon. L'un des enfants les plus admirés de notre périphérie.
En 2003, nous nous rendions à Lébamba pour des raisons internes.
Ayant terminé ce que nous partâmes faire, il faillait pour nous de remonter sur Libreville. Mais le billet était si cher (20.000 fcfa la tête) pour moi qui n'avais aucune entrée financière. Afin de m'en sortir, j'avais proposé mes services à un sujet Malien appelé Mambi. Il fallait pour moi, je dois le dire, rejoindre ces jeunes qui faisaient des parpaings afin de survivre. Et comme je n'étais pas complexé, je m'étais mis à travailler tel un Yougoslave. Ce que je ne me voyais jamais faire un jour dans ma vie. Car j 'estimais que j'étais trop charmant pour de telles activités. Mais c'était l'ignorance de l'adolescence.Au bout de dix jours, j'avais pu épargner trente mille francs cfa. Je les lui avais donnés afin qu'elle me devance. Je devrais la suivre par la suite. Mais cela avait pris plus de temps que prévu. Car il fallait non seulement économiser pour le billet mais il fallait aussi travaillé pour lui envoyer de l'argent afin qu'elle se nourrisse et elle et l'enfant.
Trois semaines plus tard, j'avais réuni l'argent du passage et quelques sous en plus pour vivre en attendant que je reprenne mes bricoles habituels à la capitale.
J'avais entrepris le voyage sans avertir à ma compagne ce qui était une erreur grave pour moi mais à la fois bien pensé.
Nous roulions pendant des heures, voire pendant huite heures de temps pour enfin arriver à dix sept heures à Libreville sans savoir ce qui m'attendait malgré le mauvais pressentiment que je ressentais tout le long du voyage.
Je sais que nombreux imaginent déjà ce à quoi je vais faire face en arrivant à l'insu de ma concubine. Certains verront juste.
Oui! Celle sur qui je jurais avait fait l'mpensable en faisant venir un homme chez nous pendant que je me torturais pour subvenir à ses besoins.
Imaginez-vous un instant votre femme avec les jambes en l'air en dessous d'un individu transpirant à grosses gouttes dans vos draps durement achetés...
Au moment où j'écris ceci, j'ai le vertige. Du coup, je ne trouve pas suffisamment de mots pour exprimer ma douleur. Rien que pour cette déception, j'avais pensé qu'il était mieux pour moi de vivre seul.
Comme tout le monde l'aurait fait, je n'avais pas hésité de la mettre au dehors nonobstant la météo qui annonçait une pluie torride et ce malgré qu'elle ait notre bébé dans les bras. Ce que je regrette d'ailleurs. Mais vous conviendrez avec moi que tels sont les agissements des jeunes adolescents trahis de toutes les époques.
La pluie se mit à tomber sur toute la capitale mais ma colère n'était pas au point de me faire prendre conscience du danger que je les faisais courir. Et même si le pire leur arrivait, cela ne me dirait rien. Du moins c'est ce que je pensais.
Cependant, ce qu'il y avait de plus pire et de plus intéressant dans cette histoire était que dans les deux semaines qui suivaient, j'avais reçu un coup de téléphone du groupe Oilibya pour un entretien d'embauche... Après l'entretien, j'avais directement commencé le travail.Hélas ! Les gens n'avaient pas manqué de quoi dire. Comme quoi, je l'avais chassée parce que je savais que j'allais bientôt travailler. Que j'étais un sorcier. Que les hommes étaient tous les mêmes.
Ils avaient dit tout ce dont ils avaient pour habitude de dire sur le sexe masculin dans pareille situation. Mais j'étais resté radical. A son tour, elle m'avait demandé de lui pardonner. Qu'elle ne savait pas laquelle des mouches lui avait piquée. Que cela ne se reproduirait plus jamais... Mais jamais je le lui avais accordé.
Il arrivait des moments que je la trouve devant ma porte lorsque je revenais du travail. Afin de ne pas lui faire courir les dangers de la nuit en la faisant partir et surtout qu'elle avait notre enfant dans ses bras, je me montrait quelquefois clément en l'hébergeant dans cette même maison où elle venait de me trahir volontairement.
Quelquefois nous passions des nuits torrides tels deux tourtereaux qui venaient de se rencontrer et dont chacun voulait montrer de ce dont il était capable. Je n'avais jamais rien fait de si fougueux avant et après que nous étions ensemble. Cela ressemblait plutôt à un règlement de compte pour l'un et pour l'autre plutôt qu'à une réconciliation. Je ne sais pas ce qu'elle pensait dans sa tête pendant ces moments où elle me paraissait plus active que d'habitude, mais je me disais que c'était cette véracité qu'elle aimait chez cet individu qu'elle avait ramené chez moi. De manière générale, lorsque deux individus se séparent puis se rencontrent à nouveau, chacun semble vouloir dire à l'autre; voici l'autre côté de moi que je ne t'ai pas montré pendant que nous étions ensembles. D'où chacun des partenaires est surpris par la manière de l'autre de s'y prendre comme si c'est cela qui effacerait la blessure de la trahison. D'aucuns diront même que l'intimité de la réconciliation est l'un des moments intimes les plus forts entre deux parternaires. Me concernant, je ne partageais pas cet avis. La réconciliation entre deux partenaires était pour moi une preuve que chacun d'entre eux n'a trouvé mieux ailleurs, obligés de se remettre ensembles en attendant de trouver mieux. Car il y a des trahisons qu'on oublie jamais et qui vous hantent toute la vie tant que vous continuez avec la même personne.
Après chaque ébat omis, je lui demandais toujours de se revêtir et de rentrer chez elle outre les jours que je jugeais trop risqués pour qu'elle marche seule avec l'enfant. A chaque fois elle fondait en larmes mais je n'avais presque rien à me reprocher. Désormais je pensais plus à mon travail plutôt qu'à elle. Car la blessure était si profonde et infectée que je ne la voyais pas guérir maintenant. Enfin, je ne la voyais même pas guérir du tout.
Chaque rencontre devenait agaçante pour moi. Ce qui témoignait que plus rien de sérieux n'existerait encore entre nous. Je voyais Laure comme un démon incarné dont il fallait absolument détruire. Je commençais par en avoir cure qu'elle tourne autour de moi sachant que si ça aurait été moi qui lui aurait fait la même chose, toute la cité serait informée et elle m'aurait traité et moi et les miens de tous les noms d'oiseaux.
Afin de la décourager définitivement, j'avais dû faire semblant de l'écouter, de la comprendre et de l'aimer à nouveau. J'avais plus ou moins accepté que ce qu'elle avait commis n'était qu'une erreur que toutes les filles pouvaient commettre.
Puis je lui donnai un rendez-vous chez moi. Il était convenu que je la trouve à la maison en rentrant de mon travail. Ce qu'elle avait accepté et respecté. Ce jour là, je m'étais arrangé à être accompagné. Pas de n'importe qui et encore moins d'une moindres. Celle avec qui je me faisais accompagner était l'une des plus jeunes filles que j'admirais dans le quartier mais que je n'osais me prononcer mais avec laquelle j'avais plusieurs fois échangé du regard. J'avais préparé cette dernière de ce à quoi elle devrait s'attendre. Outre le fait qu'elle avait aussi de l'admiration pour moi, je l'avais aussi corrompu. Nous arrivâmes à la maison et vîmes que Laure était assise à m'attendre comme prévu. Mais qui pouvait-elle voir à mes côtés ? L'une de ses copines. L'une des filles pour lesquelles elle éprouvait du respect et à qui elle jettait des fleurs.
Quelle ne fut pas sa surprise ? Son cauchemar dois-je dire. Je puis la voir perdre ses forces avant de se lever d'un geste brusque. Elle se dirigea sur nous et plus particulièrement sur sa copine. Devrais-je la laisser faire ? Bien sûr que non ! Je m'arrangeais à ce qu'elle ne touche aucun cheveux de celle qui m'accompagnait. Alors je décidais de prendre les choses en mains.