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... Toujours dans les ruelles
Lucas resta immobile quelques secondes.
La pluie continuait de tomber, mais il ne l’entendait presque plus.
Ses yeux étaient fixés sur l’objet métallique qu’il venait de découvrir.
Il ne pouvait pas se tromper , même pas.
Car il l’avait déjà vu autrefois, entre les mains de Victor.
Un pendentif noir, marqué d’un symbole étrange : un cercle traversé par trois fines lignes.
Lucas se souvenait parfaitement de la dernière fois qu’il avait aperçu ce symbole.
C’était il y a quinze ans plus tôt.
La nuit où Victor mon meilleur ami avait disparu.
— Monsieur ? Vous allez bien ??
La voix d’un policier le fit sursauter.
Lucas releva brusquement la tête.
— Oui… oui.
— Vous connaissez la victime ?, le policier posa la question
Lucas regarda le corps recouvert.
Il hésita.
— Non. Non je ne le connais pas. Répondu Lucas d'une voix tremblante.
Le mensonge sortit difficilement de sa bouche.
Le policier s’éloigna sans insister.
Lucas reporta son attention sur les pierres d’obsidienne.
Il en compta sept.
Sept pierres !! .
Puis il fronça les sourcils.
Quelque chose n’allait pas.
Il connaissait suffisamment le symbole pour comprendre que le cercle devait être composé de huit pierres.
La huitième manquait , exclama Lucas
L’élément manquant.
Lucas sentit un froid lui parcourir le dos.
Il se pencha légèrement et observa la boue autour du cercle.
Des traces de pas.
Elles partaient du cercle et disparaissaient dans une petite ruelle.
Quelqu’un était donc venu ici après avoir disposé les pierres .
Et cette personne avait emporté la huitième.
Lucas se redressa.
Au même instant, les lumières de la rue vacillèrent .
Une fois.
Deux fois.
Puis tout s’éteignit.
Le silence devint brutal .
Dans l’obscurité, Lucas entendit un bruit derrière lui...
Un pas.
Deux pas.
Il se retourna.
Personne.
Seulement la pluie qui continuait de tomber.
Puis son téléphone vibra dans sa poche.
*Vonnh Vonnh .
Un message venait d’arriver.
Numéro inconnu !!
Lucas hésita avant d’ouvrir.
Il n’y avait qu’une seule phrase :
« Tu as trouvé les sept pierres. Mais tu ne trouveras jamais la huitième !. »
Lucas sentit son cœur s'accélérer.
Un deuxième message apparut immédiatement.
« Parce que tu es l’élément manquant . »
Il fixa l’écran, incapable de bouger, comme s'il était devenu une statue.
Puis, au loin, dans la ruelle plongée dans l’obscurité, une silhouette apparut.
Elle resta immobile quelques secondes.
Lucas cligna des yeux.
La silhouette avait disparu.
Mais quelque chose brillait désormais sur le sol.
Une pierre noire.
La huitième pierre.
Lucas s’approcha lentement.
Et lorsqu’il la ramassa, une voix murmura derrière lui :
— Tu n’aurais jamais dû revenir, Lucas !.
Il se retourna tout effrayé
Mais cette fois, il reconnut la voix.
Une voix qu’il n’avait plus entendue depuis quinze ans .
La voix de Victor.