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Je suis Vanessa Ebang. Cela fait un moment que je vous entretiens sur mon blog, en vous racontant les histoires croustillantes qui me viennent de personnes qui, comme moi, aiment le kongossa, lol. Je n’ai pas l’intention de devenir sérieuse, car j’ai trop peur d’avoir des rides. Je préfère rire, danser, m’amuser avec mes amies. Mais plus que tout, je préfère perdre du temps à observer les gens, car ça me permet de nourrir mon imagination.
Tenez, à l’instant, je suis dans la queue dans une boulangerie. J’observe le couple qui est devant moi. Ils ne se parlent pas. La femme est gonflée comme un clafoutis et le mari tente de faire bonne figure. Je les regarde discrètement et je me dis que le mari a dû menacer la femme de partir de la maison sans elle. C’est le matin, tout le monde a envie d’arriver au travail ou ailleurs. Si l’homme doit attendre que sa chérie finisse de se faire belle, tout le monde sera en retard. À voir comment cette femme tire les lèvres, elle a dû se maquiller précipitamment dans la voiture.
J’en suis là de ma réflexion quand j’entends derrière moi un homme balancer au téléphone : — Les femmes ont vraiment des problèmes, quoi ! Elle a osé me demander si j’ai eu une augmentation de salaire. Tu t’imagines ! Elle ose me dire que j’ai forcément eu une augmentation de salaire étant donné que j’entretiens deux foyers !
Là, je me retourne, regarde la personne qui parle et me dis que j’ai vraiment un crétin derrière moi. Encore une histoire croustillante que je pourrais vous raconter. Il me regarde, me sourit et me dit : — Ma sœur, je ne t’ai pas insultée, hein ! En disant que les femmes ont des problèmes, je voulais parler de la 2femme que j’ai à la maison ainsi que de ses sœurs.
Je sonde son visage un moment, me demandant si cela vaut le coup de discuter avec lui. Je lui dis alors : — Les femmes n’ont pas de problèmes. Elles savent simplement que si l’homme n’a pas d’argent, il multiplie les problèmes en ayant deux foyers. Si vous n’avez pas d’argent, un foyer suffit. Pas besoin d’agrandir votre misère financière et morale.
Il me toise et me dit : — Si j’ai l’argent pour acheter 10 pains ce matin, je déposerai cinq pains chez l’une, cinq pains chez l’autre. C’est comme ça que je fais. Je n’augmente pas la quantité de pain acheté juste parce que j’ai deux nouvelles bouches à nourrir. Si avant on coupait un pain en deux, maintenant on le coupera en quatre et tout le monde aura de quoi manger. — C’est bien ce que je dis : vous multipliez la misère. Parce qu’un homme polygame qui a de l’argent aurait compris qu’arrivé à ce stade, il ne doit plus acheter 10 pains, mais plutôt 20 pains.
Il me toise à nouveau et me dit : — Est-ce que c’est moi qui demande aux femmes de faire des enfants ? Quand j’ai rencontré Gertrude, ça faisait déjà dix ans que je m’ennuyais au lit avec ma femme. Je voulais de la vigueur, de la fraîcheur. Et puis bam ! Même pas un an et Gertrude m’annonce qu’elle est enceinte ; tout ça parce qu’elle voulait faire concurrence à ma femme. Voilà comment je me retrouve cinq ans plus tard avec cinq enfants à la maison et trois enfants dehors. Les femmes, vous avez vraiment des problèmes.
C’est difficile de convaincre un idiot qui se croit intelligent. Je décide donc de ne plus m’intéresser à ce que dit ce type.
Je suis Vanessa Ebang et j’en ai un peu marre, ce matin, de traiter les hommes d’idiots et de parler de leurs conneries. Je vais donc vous laisser l’opportunité de m’écrire et de partager vos histoires. Sentez-vous libres de vous confier. Je me chargerai de changer les noms, les circonstances et les lieux.
Bienvenue dans « Les matins de Vanessa ! » C’est parti pour le tome 2.