Chapitre 11 : Manipulation et faux semblant

Ecrit par Les Histoires de Laya

***Steph***

Les jours sont si vite passés, si vite que je n’ai pas eu le temps de respirer que nous sommes déjà à samedi 19h.

Je soupire une dernière fois en pensant à Laurencia et je me dis intérieurement que j’ai des objectifs spécifiques et elle ne fait pas partie de l’équation.

Je me rends plus beau que d’habitude, parfum nickel, vêtements nickel, tout est parfait.

C’est à très exactement 21h30 que j’ouvre la porte du restaurant, je cherche des yeux mon serveur habituel qui ne manque pas de courir vers moi pour me conduire dans un espace privé, réservé pour ma dame et moi.

Je regarde patiemment ma montre, je sais qu’elle viendra.

J’ai appris de mes sources, que cette femme adore le danger, adore les hommes de poigne, ceux qui peuvent tirer ses cheveux, la jeter violemment contre un mur, déchirer son string et la baiser comme jamais auparavant.

Comment ai-je su ? Hum.

Mon portable vibre, un message « J’espère que tu t’en tiendras à notre contrat, pas plus ni moins ». J’esquisse un sourire. Qui va donc marier une femme sans jamais la baiser sauvagement ? pas moi en tout cas, et rien ne m’y empêchera.

***Grazi***

Moi (m’installant) : ROMA !

Chauffeur : bien reçu.

Oui, pourquoi écarquillez-vous les yeux ?

Oui, j’ai accepté de confronter ce parfait inconnu qui semble trop bien me connaitre.

Cet inconnu qui m’a écrit toute cette semaine pour me dire :

« Tu me connaitras assez vite »

« Je te promets que tu seras à moi GIO, je ne te laisse pas le CHOIX »

Et quand j’ai demandé « qui êtes-vous, merde à la fin… »

J’ai eu droit à « tant que tu ne viens pas, tu ne sauras pas, et si tu viens, crois-moi, tu t’en souviendras longtemps ».

J’aime les hommes de poigne, ceux qui ne te laissent pas le choix que d’obéir, ceux dont l’intonation de la voix humidifie ton string.

Bref, je m’y rends.

Il me reste très exactement une semaine au Gabon et je compte bien profiter avant de rentrer retrouver ma relation stable et ennuyante.

Ne vous y méprenez pas, je l’aime, mais l’aime-je assez pour jurer que je ne veux pas connaitre autre chose lui ? Je pense que je connais la réponse.

À 21h50 je rentre dans ce restaurant, je suis conduite dans une salle privée, lumière tamisée.

D’ailleurs, pause : maintenant que j’y pense, c’est la première fois que mon père valide une sortie sans me demander où je vais, avec qui, pourquoi ? Peut-être aurait-il compris en un jour que j’ai grandi ? Je chasse ces idées de ma tête.

Je suis conduite à la table, en plein milieu de la pièce, je tombe sur un homme, qui, lorsqu’il lève sa tête, son identité devient une évidence.

Moi (amusée) : tiens donc, Stéphane OTONDO, on convie déjà la fille de son patron ?

Lui (baisant ma main) : Enchanté à nouveau Graziella, laisse-moi tirer ta chaise, galanterie oblige.

Je dois reconnaitre qu’il est encore plus beau que la première fois, et ce parfum ? Ah ce parfum !

Il me tire la chaise, je m’installe, il m’offre son plus beau sourire, il claque des doigts et tout bouge autour de nous comme si nous étions des habitués de la maison.

Moi (amusé) : Lol

Lui : je t’ai déjà dit que tu seras à moi. Alors Graziella, surprise ?

Moi : très.

Lui : conquise ?

Moi : Et si je te disais de me dire ce que tu me veux exactement Stéphane ? Permets-moi de te tutoyer, tu ne mérites pas mon vouvoiement, si tu veux descendre mon slip.

Lui (offusqué) : J’aurais bien aimé, pour te faire plaisir que ce soit le cas, mais vois-tu Graziella, quand je m’adresse à MA future épouse, je ne peux me permettre un tel langage ordurier.

Moi (pouffant) : mais encore ?

Il ne rajoute plus rien et plonge son regard dans le mien, je crois que je viens d’avoir un coup de foudre.

Je me sens transpirer dans mon soutien-gorge pourtant la pièce est froide, putain !

Mon téléphone vibre, c’est mon père qui me dit de bien m’amuser mais avec modération.

Moi (écrivant) : d’accord papounet, je t’aime.

Lui : moi aussi.

Je redépose mon téléphone, Stéphane OTONDO n’a toujours pas lâché mon regard et comment vous dire ? L’absence d’activité sexuelle me joue clairement des tours.

Je me retrouve soudainement à croquer ma lèvre inférieure.

Lui (avec du feu dans ses yeux) : Je vois que tu n’es pas indifférente

Moi : Que me veux-tu ?

Lui : alors, je te propose Graziella, de me laisser 6 mois, 6 mois durant lesquels tout m’est permis pour te séduire, 6 ! pas plus, pas moins. Si à la fin, tu ne veux rien, alors …

Moi : tu me laisseras tranquille ?

Lui : pour une semaine.

Moi (avalant de travers) : mais tu te prends pour qui en fait ?

Lui : Je ne me répèterai pas 50 fois Graziella Iniva OKINDA. Alors, soit, tu la fermes et tu m’écoutes, soit tu sauras que je suis encore plus fou que toi.

Moi (intérieurement) : DAMN

Lui : parfait ! Je te laisserai une semaine pour réfléchir et je reviendrai plus fort pour 1 an. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que tu comprennes qu’aucun homme ne te rendra plus heureuse et épanouie que moi, ça te va ?

Moi : pfff. Quand on est si sûr de ses capacités, on ne propose pas six mois.

Lui (amusé) : Comme je crois que c’est ce que tu veux depuis le 1er jour, je te baiserai bien Graziella, tout de suite, dans cette pièce pour te faire vivre une première expérience, mais ça serait consommer trop rapidement ce désir incandescent que nous partageons.

Au secours, j’ai tellement envie de m’enfuir, pour montrer à cet homme qu’il ne m’aura pas si facilement, mais cet homme est en conversation directe avec mon vagin, je me sens frémir.

Lui (plus sérieux) : mais l’heure n’est pas à ça. Parle-moi de toi Graziella !

Je le fixe, sans un mot, je ne me présenterai pas à cet homme qui connait même… mon dessert préféré vu qu’on me le pose sans aucune demande de ma part, devant moi.

Moi : je vois que tu sais tout !

Lui : personne ne va en guerre sans savoir !

Il termine paisiblement son dessert avant d’essuyer ses belles lèvres, et me tendre une main « 6 mois ? »

Moi : 6 mois !

Lui : parfait !

Je pensais qu’il tenterait quelque chose mais RIEN, il s’est levé, est venu vers moi, a tiré ma chaise, pris mon petit sac LV, et nous sommes restés là debout au milieu de la pièce.

Il a déposé un baiser à 2 cm de ma bouche, qu’est-ce-que j’aurais aimé bouger ma tête pour recevoir ce baiser.

D’une voix ferme il m’a demandé : Quelle est la suite de ton programme ?

Puis son téléphone a vibré, il l’a regardé, a reculé d’un pas en lisant ce message, puis a rangé soigneusement son téléphone.

Moi : je ne sais pas.

Lui : tu souhaites que je te dépose ou ton chauffeur viendra ?

Moi (déçue) : il viendra !

Lui : ça ne me rassurera pas, suis-moi.

Je le suis, et la soirée se termine dans un pub très huppé de la capitale.

Très sombre, on se voit à peine, je peux mettre ma main à couper que c’est un coin pour les hommes de la république, ceux-là même qui viennent avec leurs « seconds bureaux ».

On a bu un verre et il m’a déposé chez moi.

Durant ce trajet j’ai regardé ses mains, que dis-je, ses doigts en les imaginant au fond de moi. DAMN !

Lui (se garant) : Bon voyage Graziella !

Moi (surprise) : je pensais que tu comptais me voir avant celui-ci !

Lui : je ne savais pas qu’une soirée te suffirait pour ne plus pouvoir résister à l’envie de me voir.

Moi (me sentant bête) : je peux descendre.

Lui (amusé) : pas avant que je ne dise, (voix roque) à dans un mois Graziella.

Frustrée, je n’ai pas répondu, je suis descendue en claquant sa portière, la garde m’a reconnu, les portes immenses du palais ont été ouvertes, je suis rentrée chez moi.

J’ai trouvé mon père assis avec Xénia, pfff, connasse !

J’ai balancé un salut furtif et je me suis refugiée dans mon immense chambre.

4 appels manqués d’Olivier

Moi (agacée) : me fais pas chier aussi.

Je n’ai pas rappelé, je n’en n’avais pas envie.

J’ai attendu longtemps que Stéphane m’appelle, mais rien du tout.

À 2h, j’ai senti mon téléphone vibrer :

+24106673…. : première et dernière fois que tu claques ma portière Graziella, j’espère que c’est clair.

Je commençais déjà à dormir mais je me suis redressée, le cœur battant avec ce message, putain quel homme de poigne !

Moi (y répondant) : première mais pas dernière !

Lui : c’est ce qu’on verra.

Puis, plus rien.

J’ai posé mon téléphone sur ma poitrine, et j’ai dormi.

Le matin je me suis levée, humide, excitée comme jamais, mon slip était méconnaissable, dans quelle histoire viens-je de me mettre !

***Olivier***

J’ai tenté de joindre Grazi sans succès, encore occupée avec son père je suppose.

J’ai eu une nuit agitée, cette situation m’alarme de plus en plus, mais OMEZE ne saurait être effrayé par ces petites choses.

Je passe la journée avec Titina, Temmie et Ifeluwa. Ces moments m’ont véritablement manqués et je réalise que tout le monde prend de l’âge, je ne saurais résider définitivement au CANADA. Ma place est au Nigéria ou au Gabon mais pas là-bas.

Toute cette semaine-là, je n’ai pas de signe de vie de Grazi, elle ignore mes appels et je mets ça sur la distance qui a trop duré, son impatience, peut-être est-elle frustrée, je le saurai d’ici demain.

C’est à 15h que je foule la porte de mon appartement, une pièce froide et sans vie m’accueille, rien à voir avec notre maison d’Abuja.

Je vois que tout est propre, ma dame de ménage est sans doute passée, c’est parfait.

Ni une, ni deux, je redescends avec la ferme intention d’aller chez Graziella.

C’est un message de Sara (amie de Graziella) qui me freine dans mon élan.

Moi (lisant) : Olivier, j’espère que tu es bien rentré. Je veux juste te mettre en garde Olivier, fais attention à toi… Tu ne diras pas qu’on ne t’a pas dit. Sara.

Je pouffe et je continue mon chemin.

Je sonne chez Grazi, une, deux, trois, quatre fois sans succès.

C’est à 17h qu’elle m’ouvre enfin la porte, le visage visiblement épuisé, étonnée, elle me saute dessus « BEBE ».

Je me disais bien que son attitude n’était que la pure frustration.

Je lui murmure à quel point elle m’a manqué et nos vêtements ne tardent pas à voler dans la pièce.

Je l’allonge sur son canapé, sans réfléchir, je plonge ma tête entre ses cuisses, lèche son clitoris comme si ma vie en dépendait, aspirant ce dernier par moment. Je la sens tressaillir, émettre des sons d’excitation, onduler son rein, je la ressens excitée au maximum.

Ma langue fait multiples allers-retours d’avant en arrière, elle appuie ma tête m’invitant à m’enfoncer encore plus.

Au point culminant, je m’arrête, la regarde et lui dis enfin : dis-moi ce qui t’arrive ?

Elle : bébé s’il te plait, ne t’arrête pas, j’en avais juste marre de la distance bébé, je n’en pouvais plus.

Moi (silence) :

Je la regarde intensément, et je sens ce désir la consumer, un état dans lequel je ne l’ai jamais vu, alors je monte.

***Grazi***

(Dans ma tête) : Putain Stéphane, sors de mes pensées

Je sens Olivier sur moi, je le sens me pénétrer centimètres par centimètres, je ferme les yeux en m’imaginant en dessous de Stéphane. Je sens que je mouille encore plus, on vient de commencer mais je suis à deux doigts de l’explosion.

Il me fait l’amour très lentement, me dit à quel point il m’aime.

Moi : moi aussi St…. Sweet

Il continue de plus belle et je hurle de plaisir.

***Gracien***

Je sors d’une réunion très importante, je constate deux appels de la part de la nounou de Grazi, je me dis que je la rappellerai, c’est sans doute pour m’informer de son arrivée.

Je rentre dans WhatsApp et je constate qu’elle m’a envoyé deux vidéos.

Une colère m’envahit quand je tombe sur ces vidéos où je vois ma fille en dessous d’un homme, QUI N’EST PAS MOI !

Je compose le numéro de Grazi, ça sonne dans le vide, je vais péter les plombs.

Mon téléphone vibre, un appel de mon petit OTONDO, lui également, il ne va pas tarder à m’emmerder.

Moi (décrochant) :

Lui : M. le président

Moi : je t’écoute, tu fous quoi OTONDO ????? Pendant que tu prends ton temps, un vulgaire imbécile est en train de transpirer sur ma GRAZI, que fous-tu OTONDO ?

Lui : Je règle ça tout de suite !

Moi : tu ferais mieux, crois-moi, tu ferais mieux.

Je coupe sans attendre un mot de plus.

Les obligations du pays m’appellent, enfin, il faut bien que je justifie légèrement les sorties des caisses du trésor public.

Et même si je ne les justifiais pas, que me feriez-vous ? Rien du tout !

***Stéphane***

Je m’étais promis de la faire attendre un mois avant de l’appeler mais Gracien m’y oblige, je connais ses colères sanguinaires alors je ne m’y frotterai pas.

Je prends une profonde inspiration et je lance l’appel sur son numéro.

Une, deux, trois sonneries dans le vide.

Puis, je la contacte sur un second numéro dont son père ne connait nullement l’existence, oh que non, je ne donnerai pas, ne montrerai pas toutes mes cartes à Gracien OKINDA, il faut qu’il comprenne qu’il n’a pas affaire à un novice.

Le téléphone ne sonne pas deux fois, elle décroche, essoufflée…

Moi : Graziella OKINDA !

Sans doute étonnée que je détienne ce numéro, je l’entends balancer un HO de surprise ! Mes sources, je ne les révèlerai jamais, au grand jamais, une chose est sûre, la source est bien rémunérée.

Elle : Bonsoir papa, je te rappelle dans cinq minutes s’il te plaît !

J’esquisse un sourire et je coupe l’appel, elle est sans doute avec cet idiot.

***Grazi***

En entendant ce téléphone sonner, surprise et désorientée, j’ai repoussé Olivier violemment et j’ai décroché le cœur battant. Cette voix, je la reconnaitrai parmi milles.

Olivier me regarde sans rien dire, avec une expression impassible.

Je balance un papa je te rappelle, je coupe et je me rhabille très vite, affolée de l’appel de « mon père ». Olivier comprend assez rapidement que la situation que nous devions absolument éviter est en train de se produire.

Il se rhabille, pose un baiser sur mes lèvres

Lui : je t’aime Grazi, et je ferai tout pour qu’on y arrive, j’ai les épaules pour rencontrer un jour M. OKINDA.

Moi (le cœur battant) : je t’aime aussi Boo !

Il sort de chez moi, je stabilise ma respiration et je rappelle Stéphane.

Lui (décrochant) : Graziella ?

Moi : Stéphane ?

Lui (très calme) : avec qui étais tu Graziella ?

Moi : personne !

Lui : je ne poserai pas la question deux fois !

Moi : en quoi ça te concerne ?

Lui : je ne passerai pas mes journées à répéter que je t’épouserai !

Moi : tu vas bien vite en besogne !

Lui : dis-moi que je te laisse insensible ? Dis le juste !

Moi (silence) :

Lui : Great ! Tu me dégages ce type et tu fais de la place pour ton homme, compris ?

Je ne sais pas pourquoi mais tout ce qu’il dit m’excite violemment, j’adore les hommes de poigne !

Moi (petite voix) : d’accord !

Lui : prends soin de toi, à dans un mois !

Il a coupé sans me laisser en placer une, il prend drôlement des libertés, mais qu’est-ce que c’est excitant.

Quand tu mets en face de ça un Olivier qui passe son temps à me demander l’autorisation avant chaque action, FLEMME !

Je vais prendre une bonne douche, me jeter dans mon lit.

Je prends mon premier téléphone, appels manqués de papa, eh MERDE !

Je le rappelle, il ne prend pas, j’espère qu’il ne sait rien de la venue d’Olivier ici, la dame de ménage n’est pas là de toutes les façons.

Je vais dans mon groupe WhatsApp avec mes copines.

Moi : sugar is back

Cannelle : welcome back poulette

Cassie: chienne!

Sara: Mouais!

Moi: trop aigrie!

Cannelle/Cassie : Fais toi baiser meuf

Sara : connasses !

J’éclate de rire, elle me fatigue vraiment, jamais de bonne humeur.

 Moi : Les gos, je me suis mise dans une histoire, laissez tomber !

Elles : mais encore ?

Moi : vous connaissez Stéphane OTONDO ?

Cannelle : qui ne connait pas ce beau gosse, cette belle tête bien faite et bien pleine ?

Moi : je crois bien qu’il m’aime bien !

Cannelle : Du calme !

Sara : et Olivier ?

Cassie : tu es vraiment lourde ma puce, c’est quand la dernière fois que tu as joui ?

Cannelle : Sara, ferme là stp, au pire, sors du groupe !

Sara : je ne parle plus alors !

Moi : Better ! Bref, les gos, il m’a invité au restaurant à Libreville et depuis ce jour, il me hante !

Cannelle : Tu comptes faire quoi concrètement ?

Cassie : Gère-les !

Moi : Comment les gérer avec un mec collant comme Olivier ?

Cannelle : j’ai l’impression que tu l’aimes plus !

Moi : je sais pas meuf… je sais pas.

Suite à ça, j’ai passé quatre semaines à attendre l’appel de Stéphane, quatre semaines durant lesquelles je me suis efforcée de coucher avec Olivier pour jouir en pensant à Stéphane, je crois que je n’ai jamais autant été accro au sexe, ça hantait mon esprit.

Puis est arrivé ce samedi, où, assise dans un restaurant face à Olivier, mini robe, talons, maquillée, parfumée à souhait, mon cœur a fait un raté quand j’ai vu derrière lui, STEPHANE OTONDO !

***Olivier***

Elle manque de s’étouffer avec de l’eau,

Moi (apeuré) : bébé ? Bébé ?

Je veux me lever pour venir derrière, elle me fait un signe de la main me signalant qu’elle peut gérer, je n’insiste pas.

Je la laisse se stabiliser et reprendre ses esprits !

Moi : Comment vas-tu mon amour ?

Elle : super, désolée Oli.

Moi : sûre ?

Elle (après deux minutes) : Sûre !

Moi : Alors…

Je continue à lui parler de mes projets, je compte rentrer d’abord tâter le terrain au Gabon, avant de rentrer à Abuja si ça ne fonctionne pas. Je lui indique que je le fais pour elle, car je sais qu’elle rentrera au Gabon. Ça nous laisse aussi le temps d’organiser les fiançailles car oui, je compte bien marier Graziella et surtout la protéger. Sa vie spirituelle est si pauvre qu’elle est perméable à toute attaque, hors Grazi est une étoile qui brille.

Elle ne me répond que par des interjections, je n’insiste pas non plus car j’ai su cerner à quel point c’est un sujet difficile pour elle de parler d’une possibilité de quitter le Gabon !

***Stéphane***

Un sourire en coin, je commande un verre de whisky sans la lâcher du regard.

Elle est troublée, je le sais, Olivier OBIANG en face d’elle ne la quitte pas du regard mais son regard à elle, est plongé dans le mien. Je sais à ce moment précis que j’ai gagné, j’ai gagné et il n’y pourra rien.

Je regarde ses lèvres, un rouge à lèvres que je me ferai le plaisir d’effacer.

Je termine mon verre de whisky et je lui fais un message.

Moi : Parking, place 15, tout de suite ! Je t’accorde cinq minutes et je m’en vais.

Oui, j’ai compris que cette fille a été manipulée depuis son enfance, complètement programmée pour être à la merci des hommes.

Les hommes qui supplient ? pas intéressants pour elle ! Elle veut recevoir des ordres, être une vulgaire chienne tenue en laisse, c’est ce qu’elle veut !

***Grazi***

Moi : excuse moi Oli, je vais rapidement me soulager, me refaire une beauté pour la boite de nuit et je reviens, je laisse mes téléphones.

Lui (impassible) : Parfait !

Je me lève et je réalise que l’avantage dans ce restaurant est que le toilette est au premier étage, le parking au sous-sol et le restaurant au deuxième.

Ascenseur, clic sur le sous-sol, je m’envole vers la place 15.

J’entends des portières se déverrouiller, Il m’ouvre la portière arrière droite, je monte je n’ai pas le temps de m’asseoir qu’il saute sur mes lèvres et les dévore.

Je l’embrasse avec entrain, je sens mon cœur battre tellement fort.

J’approfondis notre baiser, je sens sa main se faufiler sous ma jupe, je n’en peux plus.

Moi (le suppliant) : Baise-moi s’il te plaît.

Il rentre deux doigts en moi, je suis haletante, je tremble, j’ai envie d’hurler ce plaisir.

***Stéphane***

Bip bip bip

Je ressors mes doigts, les essuies, sans un regard pour elle.

Moi : Cinq minutes

Je la sens désorientée comme toujours mais c’est le but.

Je déverrouille les portières, sors de la voiture, la contourne et lui demande sans un mot, de descendre.

Elle se réajuste, je lis de l’incompréhension dans ses yeux mais elle s’y habituera, je veux la pousser au paroxysme du désir, l’assujettir. Mais, je ne dois surtout pas la toucher, cette fille est la propriété de Gracien OKINDA, sa richesse, sa source de vie.

Cinq minutes plus tard, je démarre en trombe.

***Grazi***

Je passe effectivement par les toilettes, faire baisser mon excitation, cacher mon forfait sous un maquillage, remettre mon rouge à lèvres, et remonter au restaurant.

J’ouvre la porte, je vois Olivier sursauter au loin et déposer quelque chose sur la table, je ne fais pas cas.

Je reviens sur la table, mes téléphones sont toujours retournés, intactes, parfait.

Je ne saurais même pas le soupçonner de m’espionner, il est bien trop mou pour ça.

Je caresse son cou, passe mes mains sur ses épaules, lui fais un bisou, et je m’assieds comme si de rien n’était.

Lui : ton parfum est drôlement fort

Eh merde !

Moi (restant calme) : Ah oui, un nouveau parfum oud que j’ai découvert, apparemment c’est masculin tellement c’est fort (riant) mais j’aime bien. Mon papa en met, ça me permet de toujours le garder proche de moi.

Lui (grimaçant) : la fille de son père !

Moi : absolument !

Il ne dit plus rien, on termine et il paie l’addition, non sans laisser un gros pourboire, du grand Olivier Junior Omeze Obiang ! D’ailleurs, depuis son retour d’Abuja, il a une sorte de petit balai, quelques reliques absurdes et me dit qu’il préfère vraiment son nom traditionnel OMEZE. Je n’ai pas cherché à savoir plus que ça, c’est son droit le plus absolu de vouloir mettre en avant sa culture nigériane.

Bref !

 On va en boite de nuit, rejoindre les filles, Léo et Raph.

Je danse avec mes copines et les gars sont assis.

***Stéphane***

Assis dans la pénombre, je la regarde se remuer, je sirote mon verre et ça m’amuse.

Ah Graziella, je suis beaucoup trop fort pour toi, j’ai toujours trois coups d’avance.

Je dois tout de même reconnaitre que je me noierai bien dans ses fesses, elles sont tellement agréables à la vue et sans doute au toucher.

Je passe une heure à cet endroit.

À 02h, je fais un sms à mon plan cul du territoire, elle me rejoint en voiture et nous rentrons non pas à mon hôtel mais dans un hôtel secondaire.

Je suis une personnalité qui commence à être connue, je ne peux pas me permettre de me faire remarquer surtout pas donner l’occasion à Gracien OKINDA de me dégager de son plan, de son clan, IMPOSSIBLE.

Cette fille, je n’ai pas voulu en faire mon plan cul dès le départ, mais j’ai très vite senti son envie, son intérêt, sa cupidité. Mais, vous savez aussi que je suis un bel homme. Et aussi, c’est du gagnant-gagnant.

C’est la troisième fois depuis mon arrivée que je couche avec elle, pas mal, mais rien ne vaudra jamais Laurencia !

Je chasse tout ça de ma tête, je dois être concentré.

Elle s’active à me sucer et je baise sa bouche, pas mal du tout.

Je la relève, la retourne, enfile un préservatif et la pénètre. Quand je suis bien rentré je me mets à la baiser sauvagement, nous sommes deux animaux dans cette pièce.

Je la retourne dans toutes les positions et la relâche quand j’ai éjaculé.

Pause : vous croyez vraiment que je vais coucher une femme autre que Laurencia sans préservatif ?

Play, je lui demande de se rhabiller, de partir, elle s’exécute.

Je sors de l’hôtel incognito et je rentre à mon vrai hôtel.

J’ai tourné dans ce lit, je suis allé sur WhatsApp, je suis retombé sur le numéro de Laurencia, je l’ai débloqué, j’ai longtemps regardé sa photo de profil.

Moi (me redressant) : Stéphane, reste concentré, tu ne peux pas mêler Laurencia à tout ça.

Je décide de mettre de la musique pour me détendre, la chanson sur laquelle je tombe, Black M-Léa :

*Derrière chaque homme se cache une femme,

Le cœur tranquille quand tu me parles,

J'ai fait le tour du monde entier,

J'ai fait ma vie autour de toi.

Je n'avais rien, tu étais là,

Introverti, je me méfie,

Mais grâce à toi, je me dévoile,

Maintenant Alpha est sûr de lui.

T'es ma moitié, je suis la tienne,

C'est nous contre eux et on va leur montrer,

S'ils ont la haine, nous on est bien,

J'te le dis, personne va nous contrôler,

Tu as cette force que je n'ai pas,

Après ma mère, la seule qui m'ait porté,

Autour de nous, tout le monde sait :

Derrière Alpha se cache Léa,

Derrière Alpha se cache Léa,

Derrière Alpha se cache Léa,

Derrière Alpha se cache Léa*.

Je soupire et j’arrête cette musique ignoble et je m’intéresse à l’actualité politique.

***Laurencia***

Je vois qu’il était en ligne il y’a 10 minutes, signe qu’il m’a débloqué, et c’est pas l’envie qui me manque de l’appeler.

J’aime cet homme comme une folle, je meurs pour Stéphane OTONDO. Je suis prête à être son plan cul juste pour être proche de lui.

Ça fait des mois que je n’ai pas senti son odeur et ça me rend malheureuse. Je pourrai tuer pour lui s’il le souhaitait.

Des larmes tombent sur mes joues, ma souffrance, ma pauvreté puis le presque bout du tunnel, j’ai vécu avec cet homme.

Voix 1 dans ma tête : sois digne stp

Voix 2 : ferme là toi, Laurencia, fonce, cet homme t’a dans la peau.

Je me lève me mire, je vois ce corps qu’il a tant touché, prends une photo et la lui envoie.

Le cœur battant, je compte les longues secondes qui s’écoulent entre mon envoi et le moment où il ouvre ma photo en vue unique.

1,2,3……100,150.

Mon amour : C’est pour ces raisons que je t’ai dégagé de ma vie Laurencia, tu n’as que ton corps à offrir, sois digne.

J’éclate en sanglots, me jette dans mes draps, je n’y arriverai jamais.

***Stéphane***

Moi (textotant) : je veux que Laurencia disparaisse.

Mon homme de main : Patron, demandez-moi tout, mais pas ça, nous savons qui est cette personne pour vous. Réfléchissez bien svp.

Moi : JE NE ME REPETERAI PAS, TU LA FAIS DISPARAITRE.


Grazi : Relations to...