Chapitre 4

Ecrit par Verdo

 soirée était empreinte d’une magie particulière. Ayélévi arriva chez Ethiam dans une élégante robe rouge qui épousait parfaitement ses formes. Elle fut accueillie par une allée scintillante de guirllandes lumineuses menant à l’entrée de la villa. Une douce mélodie jouait en arrière-plan, créant une ambiance intime et chaleureuse.


Dans la salle à manger, une table avait été soigneusement dressée : une nappe blanche immaculée, des chandeliers en argent, et un bouquet de roses rouges trônant au centre. Les plats étaient disposés avec une précision digne d’un chef étoilé. Ayélévi, touchée par tant d’attention, ne put s’empêcher de sourire, le cœur battant d’émotion.


Ils dînèrent dans la bonne humeur, partageant des rires et des anecdotes. Ethiam veillait à ce qu’elle ne manque de rien, surveillant ses réactions à chaque bouchée. Le vin qu’il avait choisi était parfait, accompagnant à merveille les plats. Après avoir terminé leur repas, ils se déplacèrent dans le salon où un canapé moelleux les attendait.


Assis côte à côte, ils continuèrent à discuter, leur complicité grandissante. Ayélévi se blottit doucement contre lui, sa tête posée sur son épaule. Ethiam, sentant cette proximité, tourna son regard vers elle. Leurs yeux se croisèrent et, dans ce silence chargé d’émotion, ils s’embrassèrent. Le baiser était tendre au départ, mais rapidement, il gagna en intensité, révélant leur désir mutuel.


Ethiam se leva doucement, tendant la main à Ayélévi. Elle la prit sans hésitation, et il l’emmena dans sa chambre. En ouvrant la porte, Ayélévi fut émerveillée par le spectacle qui s’offrait à elle. Le lit, décoré avec des pétales de roses rouges, formait un grand cœur. À l’intérieur du cœur, avec des pétales blanches, on pouvait lire les mots : Je t’aime Ayélévi. Elle fut émue aux larmes.


« Ethiam, c’est magnifique… Je ne sais pas quoi dire », murmura-t-elle, les yeux brillants d’émotion.


« Ne dis rien », répondit-il doucement, en caressant sa joue. « Laisse-moi juste te prouver à quel point tu comptes pour moi. »


Ils s’embrassèrent à nouveau, leurs gestes devenant plus passionnés. Lentement, ils s’allongèrent sur le lit, laissant la magie de la nuit les envelopper. Leur union fut intense et pleine de tendresse, marquée par une alchimie indescriptible. Ce fut une nuit qu’ils n’oublieraient jamais, une nuit où deux âmes semblaient s’être trouvées.


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Le soleil perçait timidement à travers les rideaux de la chambre, annonçant une nouvelle journée. Ethiam, encore imprégné de la douceur de la nuit passée, se leva doucement pour se préparer. Ayélévi était encore endormie, paisible, un léger sourire flottant sur ses lèvres.


Il se dirigea vers son dressing pour choisir une tenue. Alors qu’il boutonnait sa chemise, un détail attira son attention dans le reflet du miroir. Son regard se figea, et une sueur froide lui parcourut l’échine. Là, sur la petite table au chevet de son lit, trônait la sacoche. Celle qu’il avait enterrée à Tsévié, soigneusement enfouie dans une forêt éloignée.


Il resta immobile, son esprit envahi par une multitude de pensées. Comment cela était-il possible ? Était-il en train de rêver ? Lentement, il se retourna pour confirmer ce qu’il voyait. La sacoche était bien là, intacte, dans le même état qu’auparavant.


Ethiam sentit son cœur s’emballer, son souffle devenir plus court. Il s’assit sur le bord du lit, ses mains tremblantes se posant sur ses genoux. Il tenta de rationaliser la situation, de se convaincre qu’il s’agissait d’un simple hasard ou d’un mauvais tour. Mais au fond de lui, il savait que cela défiait toute logique.


« Non… ce n’est pas possible », murmura-t-il pour lui-même, son regard fixé sur l’objet.


Il tenta de se rappeler chaque détail de l’enterrement. Il avait creusé un trou profond, s’était assuré que personne ne le suivait. Comment cette sacoche avait-elle pu revenir ici ? Et pourquoi maintenant ?


Le sentiment de peur s’installa progressivement, mêlé à une frustration grandissante. Ethiam se leva brusquement et commença à faire les cent pas dans la chambre. Il jeta un coup d’œil vers Ayélévi, toujours endormie, ignorant tout du tumulte qui l’assaillait.


« Je dois me débarrasser de ça une fois pour toutes », pensa-t-il, ses poings serrés. Mais comment ? Et si cette sacoche revenait encore ?


Le doute et l’angoisse le rongeaient. Ethiam était un homme pragmatique, mais cette situation dépassait de loin tout ce qu’il pouvait expliquer. Il s’arrêta devant la table, hésitant à toucher la sacoche. Une part de lui voulait l’ouvrir pour y jeter un coup d’œil, mais une autre part, plus instinctive, lui criait de ne pas le faire.


Il s’assit à nouveau sur le lit, la tête entre les mains. « Qu’ai-je fait pour mériter ça ? » se demanda-t-il. Les souvenirs de la ferme, de Mawugno, et de ce jour funeste remontèrent à la surface. Était-ce une sorte de malédiction ?


La sacoche, bien que silencieuse et immobile, semblait peser comme une montagne dans la pièce. Ethiam se rendit compte que ce problème ne disparaîtrait pas aussi facilement. Et tandis qu’il réfléchissait, une seule question tournait en boucle dans son esprit : Qu’allait-il faire maintenant ?


La décision d’Ethiam était prise. Il ne pouvait plus tolérer la présence de cette sacoche dans sa vie. Chaque fois qu’elle réapparaissait, c’était comme si elle ouvrait une fenêtre sur son passé trouble, exposant ses secrets les plus sombres. Il fallait s’en débarrasser une fois pour toutes, et cette fois, il choisit un endroit où elle ne pourrait jamais revenir selon lui : la mer.


Après s’être assuré qu’Ayélévi ne se doutait de rien, Ethiam prétexta une urgence pour quitter la maison. Il enfila une veste légère, prit un sac à dos, et y glissa la sacoche avec précaution, évitant tout contact prolongé avec elle. Son cœur battait la chamade alors qu’il fermait la fermeture éclair, comme si le simple fait de transporter cet objet le rendait vulnérable.


Il démarra sa voiture et prit la direction de la plage la plus isolée qu’il connaissait, située à plusieurs kilomètres de Lomé, vers Aného. Le trajet fut un mélange de tension et de réflexion. À chaque instant, il vérifiait le rétroviseur, craignant d’être suivi ou observé. Les souvenirs du passé refaisaient surface, alimentant son angoisse.


La route menant à la plage était déserte, bordée de cocotiers et de buissons épais. Le bruit des vagues se faisait entendre à mesure qu’il s’approchait, un grondement sourd qui semblait l’appeler. Il gara la voiture à une certaine distance et continua à pied, le sac à dos accroché fermement à ses épaules.


Arrivé sur le sable, Ethiam s’arrêta un instant, observant l’horizon. Le ciel était dégagé, les étoiles scintillaient au-dessus de l’eau sombre. La mer semblait infinie, prête à avaler tout ce qu’on lui confiait. Il marcha lentement jusqu’à la rive, le bruit des vagues résonnant dans ses oreilles comme une mélodie sinistre.


Il ouvrit le sac à dos, ses mains tremblantes. La sacoche était là, toujours aussi banale en apparence, mais terrifiante pour lui. Il la sortit lentement, la tenant à bout de bras comme si elle pouvait le brûler.


« C’est la dernière fois que tu me pourris la vie », murmura-t-il, sa voix presque étouffée par le bruit des vagues.


Ethiam prit une grande inspiration et avança dans l’eau, ses chaussures s’enfonçant dans le sable mouillé. Les vagues léchaient ses chevilles, puis ses genoux. Il continua jusqu’à ce que l’eau atteigne sa taille. Il regarda une dernière fois la sacoche, se demandant si elle contenait encore les sept cauris ou si elle avait autre chose à cacher. Mais il chassa cette pensée, refusant de céder à la curiosité.


D’un geste brusque, il lança la sacoche aussi loin qu’il le pouvait. Elle décrivit un arc dans l’air avant de disparaître dans l’obscurité de la mer. Un léger bruit d’éclaboussure suivit, puis plus rien. Les vagues reprirent leur danse habituelle, comme si elles avaient déjà absorbé l’objet.


Ethiam resta un moment immobile, observant l’eau, s’attendant presque à ce que la sacoche réapparaisse comme par magie. Mais rien ne se produisit. Il se sentit soudain léger, comme si un énorme poids venait de lui être retiré.


Il sortit de l’eau, ses vêtements trempés, et regagna sa voiture. En conduisant de retour à Lomé, il se surprit à sourire. Pour la première fois depuis des semaines, il avait l’impression d’avoir repris le contrôle de sa vie.


Mais une petite voix au fond de son esprit murmurait encore, semant le doute : Et si elle revenait encore ?


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L’aube s’était levée sur un ciel dégagé, promesse d’une journée calme. Kodjo, épuisé par ses nuits agitées à réfléchir sur l’avenir de sa famille, se réveilla plus tard que d’habitude. Le silence régnait dans la maison, un silence inhabituel. Les enfants étaient encore dans leur chambre, plongés dans leurs rêves, mais quelque chose semblait différent.


Il descendit les escaliers, s’attendant à trouver Selinam dans la cuisine ou en train de prier comme à son habitude. Mais rien. Pas de bruit de casseroles, pas de chants religieux. Le salon était impeccablement rangé, mais vide.


Intrigué, il appela :

— Selinam ! Où es-tu ?


Aucune réponse. Son cœur s’emballa légèrement, une intuition sombre s’insinuant dans son esprit. Il monta rapidement dans leur chambre, espérant la trouver encore là. Mais à son arrivée, son souffle se coupa.


L’armoire de Selinam était grand ouverte, et la plupart de ses vêtements avaient disparu. Les tiroirs étaient vides, seuls quelques vêtements oubliés traînaient ici et là. Kodjo scruta la pièce, remarquant que même ses effets personnels – ses bijoux, son sac à main préféré, et même sa Bible – n’étaient plus là.


Il se précipita vers le bureau où ils rangeaient leurs documents importants. Les papiers de mariage, les certificats de naissance des enfants, tout était intact. Cela confirmait ce qu’il redoutait : Selinam n’avait pas emporté les enfants avec elle.


Une vague de panique monta en lui. Il descendit à nouveau, fouillant chaque recoin de la maison, appelant son nom comme un homme désespéré. Mais tout ce qu’il trouva fut une lettre pliée soigneusement sur la table du salon, à côté d’une tasse de café encore tiède.


Avec des mains tremblantes, il prit la lettre et l’ouvrit. L’écriture familière de Selinam s’étalait sur le papier :


« Kodjo,

Je ne peux plus vivre ainsi. Nous ne nous comprenons plus, et notre mariage est devenu un fardeau pour moi. Je crois que Dieu m’appelle à une nouvelle vie, loin de toi, loin de cette maison. Tu n’as jamais accepté mon rôle dans l’église et tu m’as fait sentir comme une étrangère dans ma propre foi.


Je laisse les enfants avec toi parce que je sais que tu les aimes profondément et que tu sauras t’occuper d’eux. Moi, je dois suivre mon chemin, même si cela signifie me séparer de ma famille.

Que le Seigneur te guide et veille sur toi. Je t'enverrai les papiers de divorce. 


Selinam… »


Les mots lui coupèrent les jambes. Il s’effondra dans le canapé, le papier tremblant dans ses mains. Ses yeux parcouraient les lignes encore et encore, espérant qu’il s’agissait d’un malentendu, d’un cauchemar. Mais la réalité était implacable. Selinam était partie.


Les heures qui suivirent furent floues. Kodjo errait dans la maison, cherchant un sens à tout cela. Les enfants, réveillés par son agitation, descendirent en pyjama. Leur innocence était un poignard supplémentaire dans le cœur de Kodjo.


— Papa, où est maman ? demanda timidement le plus jeune.


Kodjo leur sourit faiblement, ravalant ses larmes.

— Maman a dû partir pour un voyage important, répondit-il, essayant de masquer la douleur dans sa voix.


Les enfants acceptèrent l’explication sans poser davantage de questions, mais Kodjo savait qu’ils finiraient par comprendre.


Ce matin-là, il comprit que sa vie venait de basculer. Selinam, celle avec qui il avait partagé des rêves, des espoirs et des luttes, l’avait abandonné. Pire encore, elle avait laissé leurs enfants derrière elle, comme un poids qu’elle ne voulait plus porter.


Alors qu’il regardait ses enfants jouer silencieusement, il se promit de ne jamais les abandonner, quoi qu’il arrive. Ils étaient désormais tout ce qu’il avait. Quant à Selinam, il ne savait pas s’il devait prier pour qu’elle revienne ou simplement apprendre à vivre sans elle.


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Le soleil déclinait à l’horizon lorsque Ethiam gara sa voiture dans l’allée de sa somptueuse villa. Le bruit des vagues résonnait encore dans son esprit, témoin de sa tentative désespérée de se débarrasser une bonne fois pour toutes de cette maudite sacoche. Il soupira profondément, espérant que cet acte marquerait la fin d’un cauchemar qui n’avait que trop duré. Mais à peine avait-il franchi la porte d’entrée qu’il sentit une tension inhabituelle dans l’air.


Sa domestique, Assibi, l’attendait dans le salon. Elle semblait nerveuse, triturant le bord de son tablier.

— Monsieur, votre invitée, mademoiselle Ayélévi… elle est partie, dit-elle prudemment.


Ethiam haussa un sourcil, surpris.

— Partie ? demanda-t-il en retirant sa veste. Pourquoi est-elle partie ?


Assibi hésita, pesant ses mots.

— Elle vous a attendu un long moment, monsieur. Elle n’arrêtait pas de demander où vous étiez. Quand je lui ai dit que je ne savais pas, elle s’est énervée. Elle a dit qu’elle ne comprenait pas pourquoi vous disparaissiez sans donner d’explications, surtout après la nuit que vous aviez passée ensemble.


Ethiam fronça les sourcils, une vague d’agacement montant en lui.

— Et elle n’a rien dit d’autre ?


Assibi secoua la tête.

— Non, monsieur, mais elle semblait très en colère en partant.


Il passa une main dans ses cheveux, exaspéré. La soirée romantique qu’il avait soigneusement orchestrée semblait s’être transformée en désastre. Il sortit son téléphone de sa poche, espérant au moins avoir un message d’explication de la part d’Ayélévi. Mais à la place, ce qu’il vit le fit se figer.


L’écran affichait vingt appels manqués. Tous provenant du même numéro. Ayélévi.

Son cœur s’accéléra légèrement. Il appuya sur le bouton pour la rappeler immédiatement.


Le téléphone sonna plusieurs fois, mais aucune réponse. Il fronça les sourcils et tenta à nouveau. Toujours rien. Ayélévi ne répondait pas. Il sentit une montée de frustration. Pourquoi ne répondait-elle pas maintenant qu’il la rappelait ?


Il s’assit lourdement sur le canapé, posant son téléphone sur la table basse. Les événements de la journée pesaient sur lui. Entre la sacoche qu’il avait jetée à la mer, la colère d’Ayélévi, il avait l’impression que tout lui échappait.

Une pensée persistait dans son esprit, refusant de le quitter : avait-il vraiment fini avec cette sacoche ? Ou était-ce le début de nouveaux problèmes, encore plus graves ?


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Ce dimanche matin, l’air était lourd pour Kodjo. Depuis le départ de Sélinam, sa maison semblait vide, dénuée de vie et d’amour. Les éclats de rire de ses enfants résonnaient encore dans son esprit, mais leur absence pesait sur son cœur. Il avait décidé d’agir, de confronter une fois pour toutes celui qu’il considérait comme le responsable de cette situation.


La route vers l’église lui sembla interminable, chaque mètre parcouru alimentant sa colère. Arrivé devant le bâtiment, il se gara brusquement et entra, le visage sombre, décidé à obtenir des réponses. La salle était bondée, les chants religieux emplissaient l’espace, mais Kodjo ne prêta pas attention à l’atmosphère spirituelle. Ses yeux cherchaient une seule chose : le pasteur Sika.


Son regard tomba rapidement sur l’autel, où se tenait Sika, vêtu de sa longue robe pastorale, prêchant avec ferveur devant une assemblée captivée. À ses côtés, Sélinam, élégante dans sa tenue, semblait figée comme une statue. La colère de Kodjo monta en flèche en la voyant si proche de l’homme qu’il tenait pour responsable de la destruction de sa vie.


Alors que le pasteur terminait un passage biblique, Kodjo se leva brusquement.

— Assez ! hurla-t-il, interrompant la messe.


Les regards se tournèrent vers lui, des murmures surpris parcourant la salle.

— Pasteur Sika, je ne peux plus rester silencieux ! Je suis venu pour dire la vérité devant tout le monde !


Le pasteur Sika fronça légèrement les sourcils mais resta calme, tandis que les fidèles commençaient à échanger des regards inquiets.


Kodjo continua, sa voix tremblante de rage et de désespoir.

— Vous êtes un destructeur de foyers ! Vous avez éloigné ma femme de moi, vous l’avez détournée de sa famille, et maintenant elle m’a quitté, laissant nos enfants derrière elle ! Vous avez détruit ma vie !


Des exclamations de choc fusèrent parmi les fidèles. Sélinam, toujours debout près de l’autel, baissa les yeux, refusant de croiser le regard de son mari.


— Sélinam ! appela Kodjo, tendant une main vers elle. Toi, tu restes silencieuse pendant que cet homme détruit tout ce que nous avons construit ensemble ? Dis quelque chose !


Mais Sélinam resta immobile, muette, son visage impassible. Cette absence de réaction enflamma encore plus Kodjo.


— Vous êtes tous dupés ! lança-t-il en se tournant vers l’assemblée. Ce pasteur n’est pas ce qu’il prétend être. Hommes de cette église, ouvrez les yeux avant qu’il ne ruine vos vies comme il a ruiné la mienne !


Le pasteur Sika, voyant que la situation échappait à son contrôle, fit un signe discret de la main à ses gardes du corps. Deux hommes imposants s’avancèrent rapidement vers Kodjo.


— Faites-le sortir, murmura Sika calmement, avant de reprendre la parole à l’assemblée : Mes frères et sœurs, le diable cherche toujours à semer la discorde parmi nous. Prions pour cet homme, qu’il trouve la paix dans son cœur.


Kodjo tenta de résister lorsque les gardes l’attrapèrent par les bras.

— Vous ne m’étoufferez pas, hurla-t-il, luttant contre leur emprise. Les gens doivent savoir la vérité !


En étant poussé vers la sortie, il se tourna une dernière fois vers les fidèles.

— Un jour, vous comprendrez ! Méfiez-vous de cet homme, il n’apporte rien de bon !


La porte de l’église se referma lourdement derrière lui, coupant net ses derniers mots. À l’intérieur, un silence pesant s’installa, rapidement brisé par le pasteur Sika qui reprit d’un ton posé :

— Le Seigneur nous apprend à pardonner et à ne pas juger. Prions pour notre frère Kodjo.


L’assemblée hocha la tête en silence, mais les regards étaient chargés de doute. Pendant ce temps, Sélinam restait immobile, comme si rien de tout cela ne la concernait, son visage fermé aux émotions.


Écrit par Koffi Olivier HONSOU. 


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La sacoche aux secre...