second chance
Ecrit par Larissa92
SHANA
J’arrive à la maison toujours dans le même état d’irritation. Carrément « je
suis sa femme » tchiipp. Je me mets en cuisine et continue à ruminer. Je ne
vais pas laisser cela comme ça. Si c’est moi qui lui parle d’un ami homme il
est capable de me coller un garde du corps au cul pour me surveiller. Ou il
croit que je vais aller ou oo je ne sais pas. Je ne me vois pas être loin de
lui ne pas être avec lui. Bien sûr je ne lui ai pas dit ça. Je ne compte pas
lui dire d’ailleurs tout comme je ne comptais pas ressentir tout ce que je
ressens pour lui. Je me retenais connaissant ma situation mais voila maintenant
je ne contrôle plus rien. Absolument rien et ça me fait peur. Chaque fois que
je le vois avec les jumelles, je me demande comment il réagira quand je lui
dirais que mon ventre n’est pas comme celui des autres femmes car il ne pourra
pas porter ses enfants. Je secoue la tête en chassant cette image, ces pensées
de ma tête. Je finirai bien par lui dire. Quand je ne sais pas mais je lui
dirais. C’est égoïste mais je veux juste profiter.
Je mets le feu doux sous la sauce avant de monter enlever l’odeur de la
cuisine sur moi. Je suis sur la dernière marche quand la porte s’ouvre sur lui.
Il reste là quelques minutes à me regarder. J’ai passé une longue robe rouge près
du corps. Maman dit de ne jamais baisser la garde. Si un homme doit te tromper,
qu’il ne trouve pas d’excuse. Bien sûr il peut avoir les jours on se sent lasse
mais au lieu de rester dans un pagne ou un vieux cabas, c’est mieux de mettre
un de ses larges t-shirt. Il fini par fermer la porte et avance vers moi
impassible. Je pense qu’il va me traverser mais il m’attire a lui et m’embrasse.
Je ne vais même pas faire semblant de résister. Je ne suis pas hypocrite. Je l’entoure
de mes bras et réponds a son baiser avec fièvre.
- Merci d’être venu. Dit-il en collant son front au mien.
-
Va te
débarbouiller pendant que je fais la table. Je dis en lui donnant un dernier
smack
- Tu as fait la cuisine pour moi ? Demande-t-il avec
un grand sourire
Quand il me sourit comme ça c’est difficile de rester en colère contre lui.
Sa main descend sur ma fesse qu’il presse en faisant son sourire de pervers.
- Va faire comme j’ai dit KHALIFA.
- A vos ordre madame.
Il me donne une tape sur la fesse avant de partir. Je vais faire la table,
pose le vin et les chandelles. Pourquoi les chandelles ? Bah parce que mon
humeur a changé que mon chéri m’a manqué. Trop manqué. Je suis en train d’allumer
les chandelles quand il arrive en mode décontract. Il m’enlace par derrière et
enfoui sa tête dans mon cou.
- Tu m’as manqué. Me dit-il
- Toi aussi tu m’as manqué. Je dis alors qu’il me retourne
pour un autre baiser.
On finit par prendre place et il me parle de sa journée. Je le regarde en
me disant que je suis vraiment amoureuse de lui. J’aime cet homme c’est une évidence.
Mes mains deviennent moites que ferais-je s’il ne veut pas d’une femme stérile ?
Un moment, il se tait et se met à fixer des points autour de moi les yeux
agrandies. Quand je regarde, je vois que mes génies sont là. Ils se sont dévoilés.
Les deux lionnes sont debout à mes côtés, le génie de l’eau qui est aussi le génie
protecteur est tenu près du feu qui entoure la table. Je reporte mon attention
sur lui.
- Ça va ? Je demande en caressant la lionne à ma
gauche.
-
Euh…oui.
Dit-il sans quitter ma main des yeux
-
J’ai
rencontré ta femme aujourd’hui au supermarché. Je dis d’une voix calme.
-
Quoi ?!
Fait-il en me regardant enfin
-
Ta femme.
Noire, grande, avec un ensemble chanel qui date de 5 saisons et que personne ne
porte plus.
-
Clarisse ?!
-
Je ne
connais pas son nom. Elle m’a juste dit qu’elle est ta femme.
-
Et qu’est-ce
que tu as répondu ?
- Que je suis ta tchiza.
Il ouvre de grands yeux et me regarde en secouant la tête.
- Du coup je me demandais si celle qui m’a dit que tu es
sous la douche la dernière fois est une autre de tes femmes.
- C’est pour ça que tu me présentes tes génies ? Pour
me menacer ?
On se jauge du regard. Je souris et ma lionne pose la tête sur mes jambes
alors que je continue de la caresser. Moi le menacer ? Si ca ne dépendait
que de moi il ne les aurait jamais vu mais bon maman m’avait prévenu. Elle m’avait
dit que quand je tomberais sur le bon, ils se dévoileraient à lui sans que j’y
puisse quoi que ce soit. Mais est-il vraiment le bon ? Il ne sait pas le
plus important de moi.
- Crois-moi mon chéri que si je veux te menacer je n’ai pas
besoin d’eux. Ce n’est pas moi qui les ai dévoilés a toi. Donc je dois m’attendre
à rencontrer tes « femmes » ?
NAJIB
Je la regarde et essaie tant bien que mal de contrôler mes tremblements. Je
savais qu’elle avait des dons mais on n’en avait jamais parlé. Mais les voir là
me donnent envie de prendre mes jambes à mon coup. Mais je suis assis la et
continue à manger comme si tout ca est normal. Elle son problème c’est seulement les anciens plan
cul que je ne calcule même plus. Moi je me demande si la lionne ne va pas me
sauter dessus d’une minute a l’autre ou si le feu ne va pas bientôt me bruler. Elle
me regarde la a l’attente d’une réponse.
- Je t’ai dit un jour que j’avais une femme ?
- Ne me parle pas comme ca KHALIFA. Tu sais très bien que
tu es en tort donc ne me parle pas comme ça. Je ne crois pas qu’un autre homme
ait déjà répondu à mon téléphone et je doute fort qu’un autre se soit déjà présenté
à toi comme étant mon homme. Je suis calme et te parle avec respect et calme
alors respecte moi aussi d’accord ? Je ne supporte pas les conneries.
Avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, elle jette sa serviette sur la
table et disparait vers le couloir en me laissant là avec ses génies qui me dévisagent.
J’entends la porte de ma chambre claquer. Je reste là à observer les génies qui
me regardent aussi. Je fini par me lever, je passe quelques minutes avant de
sauter les flammes, traverse les lionnes et je vais la trouver dans la chambre
qui fait son sac.
- Shana.
Elle ne me calcule pas et lance l’appelle sur son téléphone avant de le
poser sur le lit. Je vois écrit « Jean Pilote ». Je ramasse le téléphone
et coupe l’appelle avant qu’il ne décroche.
- Shana arrête s’il te plait.
- J’en ai ma claque Najib. J’en ai vraiment ma claque. Ce n’est
pas parce que je suis beaucoup plus jeune que toi que tu vas me prendre pour
une cruche. Je te respecte je te respecte même beaucoup mais toi non. Tu penses
que tu es le seul à me trouver belle ? Tu penses que je ne me fais pas
draguer à tort et à travers ? Je te l’ai fait sentir une seule fois ?
Le seul que je puisse appeler ex tu l’as encore vu roder autour de moi ?
Je ne réponds rien et la regarde juste.
- C’est toi le gros jaloux possessif. Ça je peux faire avec
j’ai vu ma mère faire toute ma vie avec mon père mais c’est aussi toi qui ne fais
pas le ménage autour de toi. Si tu ne veux pas être en couple eh bien reste célibataire.
Personne ne t’oblige à rien.
Elle veut encore me dépasser mais je la retiens par le bras. Elle se débat
un moment et je la plaque contre le mur. Quand elle se fatigue, elle met son
visage de côté sans me regarder.
- Je suis désolé. Pour moi ne plus leur faire signe de vie
c’est avoir fait le ménage mais je vais y remédier. D’accord ?
Elle ne répond pas je vois sa poitrine se soulever et l’entend renifler. Je
suis choqué quand je me rends compte qu’elle pleure.
- Mon amour…
-
J’ai
trop de responsabilités Najib. J’ai besoin de quelqu’un qui sera là pour me soutenir
pas de quelqu’un contre qui je vais me battre. J’ai besoin de trouver refuge
dans tes bras pas de me battre contre toi. Je peux me battre contre tout le
reste mais si je dois aussi le faire contre toi, c’est mieux qu’on en reste là
toi et moi. Ma vie va aller en se compliquant et j’aurais…
- Je t’aime. Je la coupe en prenant son vidage entre mes
mains pour la regarder droit dans les yeux. Je serais là. Mon épaule sera
toujours la et je serais ton refuge je te le promets. Tu pourras être aussi
forte que tu le veux dehors mais tu n’auras jamais besoin de l’être avec moi
pour que je t’aime. Tu pourras toujours me faire confiance ok ?
Elle me regarde quelques minutes avant de hocher la tête. Je pose mes lèvres
sur les siennes et on s’embrasse avec douceur pendant un long moment jusqu’à ce
que la fièvre monte en nous. On se met à se dévêtir mutuellement jusqu’à tomber
sur le lit nus. Nos corps s’emboitent et on fait l’amour pour la première fois
tous les deux. Tous nos gestes sont doux. Elle jouie en enfonçant les ongles
dans mon dos. Quand je la suis à mon tour, je me rends compte qu’elle tremble. Je
lui caresse le visage en l’embrassant jusqu’à ce qu’elle se calme.
- L’amour fait peur tu sais ? Me dit-elle après un
long moment
-
Je sais.
Je réponds en lui caressant paresseusement le dos. Elle ne va pas ouvrir sa
bouche et répondre à mon je t’aime non non ca va lui écorcher la bouche de me
le dire.
-
Je rentre
Dimanche.
-
Ok. Je
dis en lui faisant un bisou dans les cheveux
-
Je
n’aime pas la distance tu me manques trop.
-
Tu sais
que si ce n’était pas le boulot je viendrais plus souvent.
-
Je sais.
Mais KHALIFA si tu…
- Je t’ai dit que je ferai le ménage comme prévu donc fais-moi
confiance.
Elle m’embrasse et quelques minutes plus tard, je la sens qui s’endort.
PRECIOUS.
Cela fait des mois que j’ai coupé les ponts avec Eddy. Il ne se laisse pas
faire par contre. S’il n’est pas là physiquement, il ne me laisse pas oublier
qu’il est dans ma vie. Message sur message me parler de ses journées, me dire
que je lui manque et qu’il m’aime. On s’est vu récemment chez Sasha quand elle
a accouché. On s’est retrouvé a un moment dans le couloir tous les deux. Il s’en
est fallu un peu pour que je me jette sur lui et l’embrasse. Il ne faut pas se
mentir il me manque tellement que ça me fait mal malgré toutes les occupations
que j’ai. Tata Sameen me dit que je n’ai de compte de rendre a personne et si
je veux retourner avec lui que je le fasse parce que lui aussi a compris la leçon.
En parlant du loup, voila encore un de ses messages ou il me parle de sa journée.
Il est au Cameroun en ce moment. Pour une fois depuis des mois, je lui réponds.
- Good.
Il me répond tout de suite
- Ça va ? Tu te portes bien ?
-
Oui et
toi ? A quand ton prochain voyage ?
-
Dans
une semaine. Toi le boulot ça va ?
-
Oui l’atmosphère
est bonne le salaire est bon et en plus les patronnes sont adorables.
- En même temps se sont mes sœurs je sais qu’elles sont
adorables.
Je souris juste sans plus répondre. 30 minutes plus tard, il m’envoie un
message
- Toujours là ?
-
Oui
-
Tu me
manques atrocement si tu savais.
-
Besoin
d’un câlin ? Je demande avec un clin d’œil
-
Oui un
grand.
-
Si tu
étais là je te l’aurais donné.
- Je suis devant la porte.
Je me lève tellement vite du lit que le téléphone me tombe des mains. Je le
ramasse
- Tu blagues !
- J’ai pris la route dès que tu as répondu à mon message. Si
c’est trop tôt je peux retourner.
Je m’appuie à la porte quelques minutes sans répondre mon cœur tambourinant.
Je fini par m’empêcher de trop réfléchir et ouvre la porte. Le voir là me donne
presque envie de pleurer. Je l’aime mon homme et je suis fatiguée de faire la
dure.
- Tu es tellement belle. Me dit-il en me détaillant
Je fonce sur ses lèvres et on s’embrasse comme si nos vies en dépendaient. Il
ferme la porte d’un coup de pied et on titube jusqu’au canapé. Ses mains
parcourent mon corps et me font perdre la tête. Mais il y a une ampoule qui s’allume
au fond de la partie de mon cerveau qui fonctionne encore et je stoppe tout.
- Je suis désolé je n’avais pas l’intention de me jeter sur
toi c’est juste…
- Je veux qu’on parle de ton enfant.
Il se crispe et passe la main sur son visage.
- Je ne sais pas ce que tu veux que je te dise. Il arrive
dans deux mois.
-
Un garçon ?
Je demande avec un pincement au cœur.
-
Oui.
Dit-il en fuyant mon regard.
-
Et après
la naissance c’est quoi le plan ?
-
C’est
simple. Il restera avec elle et je le verrais quand je peux.
- Et moi ? Je suis ou dans l’équation ?
Il me regarde surpris
- Je ferai tout ce que tu veux pour que tu sois à l’aise
Precious un seul mot. Tu poses tes conditions et je marche.
Je reste silencieuse à assimiler mon rôle prochain de belle-mère.
- Tout passera par toi bien évidemment si tu veux toujours
de moi. Elle ne me contactera pas mais passera par toi si elle a besoin de quoi
que se soit. Si tu es d’accord bien sûr.
Je le regarde longtemps ensuite me rapproche de lui. Je prends place sur
ses jambes et l’embrasse.
- C’est ta dernière chance.
- Tu ne vas pas le regretter. Me dit-il
YARA
Je suis en Italie avec mon homme depuis quelques jours déjà et la
frustration sexuelle veut me tuer. Et pour cause comme depuis je repousse les présentations,
monsieur a décidé qu’on ne ferait pas l’amour. Donc j’ai du prendre rendez vous
avec les parents pour dans une semaine. Il m’a présenté a sa grand-mère qui a été
adorable avec moi. J’ai été assez surprise qu’elle ne soit pas raciste parce
que pour être honnête, je m’attendais à un cliché. Bref. Ma relation avec lui
va comme sur des roulettes. Je ne me suis jamais aussi bien sentie dans une
relation. Il y a par contre sa meilleure amie Paula qui ne m’aime pas beaucoup même
si Mark prétend le contraire. J’ai l’impression qu’elle ne me trouve pas assez
bien pour lui parce que nous n’avons pas le même handicap. Quand on tient une
conversation a trois, elle s’assure toujours de signer très vite pour que je me
perde et Mark est le plus souvent obligé de me traduire encore ce qu’elle dit. J’ai
le léger sentiment qu’elle est amoureuse de lui mais bon. Je ne peux pas
vraiment le dire a Mark qui la met pratiquement sur un piédestal,
On rentre au Cameroun dans quelques jours et je pourrais enfin porter ma
filleule elle a la peau bien foncée pour le plus grand bonheur de leur père qui
nargue leur mère avec. J’ai parlé de Paula à Sasha elle m’a seulement dit que c’est
moi qui supporte les conneries.
PATRICK
Je descends à Seattle dans quelques jours pour le mariage de Darcy. Quand elle
a eu sa fille et a passé le barreau je n’y suis pas allé. Mais si je manque son
mariage elle va me tuer. Je pense en profiter pour mettre un terme définitif a
ma relation avec Nayla. Déjà que j’y vais avec quelqu’un. En même temps ça fait
quelques temps déjà qu’elle a coupé les ponts avec mois sans m’avertir. Il ne
faut pas après qu’on m’accuse d’être méchant. C’est elle qui est partie pas moi
qui l’ai chassé.