Chapitre 7 : Pourquoi ?

Write by L'UNIVERS DE JOLA

Chapitre 7 : Pourquoi ?

**Winnie Fleur Ella**

Calvin fouille dans sa poche et en sort un flacon d’aspirine.

— Je t’ai aussi pris ça, pour les maux de tête, au cas où tu en aurais.

Je suis touchée que mon état le préoccupe.

— Merci !

Il ne me répond pas et vient s’asseoir. Il m’invite à faire de même ; je ne me fais pas prier. Il me passe les comprimés et me sert un verre d’eau.

— Merci, dis-je en les prenant.

— Combien de bouteilles as-tu bu hier ? demande-t-il.

— Je ne me rappelle plus.

— Combien en as-tu bu avant ma tournée ?

Je le regarde, confuse.

— Quelle tournée ?

— J’ai fait livrer la boisson sur votre table hier.

J’écarquille les yeux de surprise.

— C’était toi ?

Il me regarde sans répondre.

— Je ne savais pas que c’était toi. La serveuse a dit que c’était pour l’une des filles sur la piste.

— Tu étais sur la piste, n’est-ce pas ?

— Oui… mais je ne savais pas que c’était à cause de moi.

Il arque un sourcil.

— Je veux dire… regarde ma robe. Ce n’est pas le genre de robe qui attire le regard des garçons, en plus avec mes tresses.

Il esquisse un sourire.

— Je ne pensais donc pas que cela aurait pu être à cause de moi.

— Pourtant cela n’a pas empêché les garçons de se frotter à toi sur la piste de danse… et à toi de te laisser tripoter les fesses.

Il dit cette phrase en mettant du sucre dans l’une des tasses de café. Je le regarde sans rien dire.

Il relève les yeux vers moi.

— Et tu n’arrêtais pas de rire comme une idiote. Il a fallu de peu pour que l’un de ces types t’entraîne dans un coin de ce snack pour faire n’importe quoi avec toi.

Je garde le silence.

— Heureusement que j’étais présent et que j’ai décidé de te récupérer pour te ramener avec moi.

Il remue le sucre dans la tasse et, une fois dissous, relève de nouveau les yeux vers moi.

— Tu as bu combien de bouteilles avant cette tournée ?

— Deux.

— Si je me fie au moment où tu as commencé à faire du n’importe quoi, je déduis que ta limite, c’est quatre. Et même là, c’est vraiment quand tu veux exagérer. Prochainement, après la troisième, soit tu arrêtes de boire, soit tu changes pour prendre de l’eau ou du jus. Je ne serai pas toujours là pour te protéger.

Je soutiens son regard, cherchant à comprendre ce qui cloche chez lui. Comment peut-on être aussi prévenant et, la minute d’après, se comporter comme un vrai idiot ?

— Tu devrais manger avant que cela ne refroidisse.

Je m’exécute et m’attaque directement au bouillon fumant devant moi. Rien que l’odeur indique que cela doit être très bon… mais aussi pimenté.

Je le confirme très vite lorsque la première cuillerée me brûle et me chauffe les lèvres. Je tire l’air entre mes dents en agitant la main devant mon visage.

— Ça pique beaucoup ? demande-t-il.

— Oui… en plus c’est chaud, dis-je en aspirant l’air entre mes dents.

Calvin sourit.

— Ça te fera du bien après. Avale tout d’une traite… du moins la soupe.

— Shrt… je ne peux pas, dis-je en fermant un œil et en agitant la main, la bouche ouverte. Aïe oh… ça pique.

— Tu avais aussi dit que tu ne pouvais pas la toute première fois que nous avons couché tous les deux.

Je le fixe.

— Tu as pleuré et crié comme un bébé ce jour-là en disant que tu allais mourir.

Calvin lève les yeux pour rencontrer les miens.

— Pourtant tu es là aujourd’hui. Alors je ne vois pas comment tu ne peux pas avaler un petit bol de bouillon chaud.

Je maintiens son regard quelques secondes. Puis je ramasse le bol et vide toute la sauce d’un trait. J’avale le poisson en quatre bouchées et repose le bol devant lui.

Je relève les yeux et croise les siens.

Il sourit.

— Ce n’était pas sorcier.

Mes lèvres, ma langue et ma gorge sont en feu. Je ne tarde pas à transpirer malgré la climatisation. Je renifle aussi, comme si j’avais attrapé un rhume… mais je ne suis pas morte.

— Tu peux maintenant prendre ton petit déjeuner.

Je ne dis rien.

Il prend quelques morceaux de sucre et les met dans ma tasse. Il remue puis la pousse vers moi.

— Merci.

Il ne répond pas, mais se rapproche de moi.

Il prend un croissant, le coupe, le trempe légèrement dans la confiture et le présente à ma bouche. Je le regarde un instant avant d’ouvrir la bouche pour le recevoir.

Il sourit.

— Tu voulais que je le fasse, n’est-ce pas ?

— Je ne savais pas que tu devais le faire, dis-je en suçant ma lèvre inférieure pour retirer la confiture. Mais tu sais que j’aime ça.

Je me pince légèrement la lèvre.

— Arrête de me donner des idées en pinçant ta lèvre comme ça.

Je souris… et la pince encore, sans le faire exprès.

Il me pousse doucement la tête sur le côté, sans violence.

J’éclate de rire et redresse la tête.

Calvin sourit.

— Tu ne perds rien pour attendre. Continue seulement, tu vas trouver ce que tu cherches.

Je ris.

Il continue à me nourrir jusqu’à la fin. Enfin… de ce que nous avons terminé tous les deux, car il en reste encore.

Il me demande de remettre les croissants dans le sachet d’origine et part rendre la vaisselle sale dans la grande maison.

À son retour, je demande :

— Tes parents n’ont pas parlé ?

— Ils sont sortis ce matin, répond-il en fermant la porte derrière lui. Sans doute la raison pour laquelle ils voulaient me parler quand ils sont venus me chercher.

Il vient s’asseoir à côté de moi sur le canapé.

— Tu auras des problèmes ?

Il me regarde.

— Je veux dire… à cause de ma présence.

— Rien d’insurmontable, en tout cas. Je n’ai pas envie d’en parler.

Je ne dis rien.

Après un moment, il demande :

— Comment étaient les épreuves ?

Je lui explique comment je les ai vécues et il les commente. Il me parle également de la manière dont elles se sont déroulées pour eux, il est assez confiant sur les résultats. J’ai envie de lui demander ce qu’il adviendra de nous après les résultats, mais je me ravise. Je ne sais plus comment qualifier ce qu’il y a entre nous. Il m’avait dit n’avoir aucun titre dans sa vie la dernière fois, dans sa voiture. Je ne sais plus trop quelle attitude adopter avec lui.

Je le regarde avec insistance pendant qu’il me parle. Il finit par s’arrêter et me fixer également.

— Je peux savoir à quoi tu penses ? demande Calvin.

— À rien de spécial.

Il arque un sourcil.

— Je… je me demande ce que nous avons fait cette nuit qui a pu me faire mal partout au corps comme ça.

Il sourit et se rapproche de moi. Il me tire vers lui et me soulève pour me faire asseoir sur ses cuisses.

Il mord mon cou.

— Rien que tu n’aies apprécié. D’ailleurs, c’est toi qui as tout fait pour que je te touche.

Je ris dans ses bras.

— Je sais que tu vas m’accuser de tout parce que je ne me rappelle pas.

Il se met à me chatouiller.

— Tu essaies de dire quoi là ? Que je mens ?

Je me tords de rire dans tous les sens et le supplie d’arrêter, seulement il continue. À force de me débattre, je glisse au sol. Mes larmes coulent le long de mes joues.

— Cal, s’il te plaît, arrête… j’en peux plus !

Il me suit au sol.

— Tu m’as traité de menteur.

— Non, non, je te le jure. Je… je n’ai pas dit ça. Tu n’es pas un menteur.

Il s’arrête. Il pose ses mains au sol de part et d’autre de mon visage et me regarde avec un léger sourire. Il est au-dessus de moi.

Je reprends mon souffle.

— Qu’est-ce qu’il y a ? Pourquoi tu me regardes avec ce sourire ?

— Parce que je te trouve mignonne.

Je reste silencieuse.

— C’est fou le fait que tu n’aies rien besoin de faire pour être autant belle. Même avec ces quatre tresses et cette robe hideuse.

Je le pince sur les côtes. Il rit et m’attrape les mains.

Je fais la moue.

— C’est ma robe que tu traites d’hideuse ?

— Oui, et tu sais que j’ai raison, répond-il en bloquant mes mains, toujours souriant.

— Hum.

— N’empêche que tu es belle, Winnie.

Un frisson parcourt mon corps.

Il me fixe dans les yeux.

— Tu es belle, Winnie.

De nouveau, ces mots me traversent et me font frémir.

Il rapproche son visage du mien et mord légèrement ma lèvre inférieure. Il tire dessus quelques secondes, s’arrête, me regarde dans les yeux, esquisse un sourire puis murmure, tout près de mon visage :

— Tu es belle, Winnie… et j’ai envie de te faire l’amour.

Je sens mon sexe s’humidifier tout seul, mon corps se réveille comme s’il était endormi. Ma respiration se fait forte, soulevant ma poitrine au rythme de celle-ci. Il sourit davantage, me mord à nouveau la lèvre inférieure puis m’embrasse en y mettant la langue. Très rapidement sa main se pose sur ma poitrine qu’il appuie à travers ma robe. Je soupire d’aise, je suis sensible à cet endroit et il le sait. Il continue à m’embrasser, augmentant la pression et l’intention dans son geste. Mon corps bouge sous lui, suivant le rythme qu’il m’imprime. 

Il passe la main sous ma nuque, y met une pression pour me décoller du sol et avec sa main qui tripotait ma poitrine, il vient m’encercler la taille. Il me soulève de suite comme si je ne pesais rien et se lève avec moi pour m’emmener dans la chambre. Il me laisse sur le lit, retire son pantalon ainsi que son caleçon, son sexe se dresse fièrement. Il va prendre un préservatif dans le tiroir qu’il enfile sans tarder et se rapproche pour monter sur le lit. Mes yeux brillent d’excitation et d’anticipation de tout ce qu’il pourrait me faire, oubliant même que mon corps était endolori et que j’avais du mal à marcher à mon réveil. Tout cela n’a plus d’importance en ce moment, mon sexe palpite et j’ai envie de le recevoir. 

Il tient ma robe par le bas, la retire et la jette par terre. Je me retrouve à poils, il regarde mon corps et sourit comme satisfait de voir les marques qu’il a faites la veille. Il attrape mon pied, tire dessus, ce qui me fait tomber sur le dos– j'étais en position assise. Il tire une nouvelle fois pour me ramener près de lui, mes jambes butent contre les siennes, il les écarte pour avoir une belle vue sur mon sexe palpitant. Il le titille avec son pouce, me faisant me tordre de plaisir et lâcher des petits sons aigus

— J’aime t’entendre gémir, Winnie et surtout quand tu te mords la lèvre, accentue-t-il le mouvement de son pouce sur mon sexe, souriant, les yeux rétrécis.

Je le fais instinctivement, ce qui accentue son sourire et la vitesse de son doigt sur ma fente. Je ne tarde pas à jouir. 

Nous avons découvert lors de nos rapports que j’étais à la fois clitoridienne, c’est-à-dire qu’une petite excitation de mon clitoris me faisait jouir, mais aussi une bonne séance de sexe interne m’emmenait à ce niveau-là. Il sait faire les deux et c’est aussi à cause de ça que mes sentiments pour lui se sont intensifiés. 

Il se penche et me suce le sexe pendant que je froisse les draps en tirant fort dessus. 

La chaleur de sa bouche sur mon intimité et la façon dont il me cave peuvent me tuer, mes larmes coulent de mes yeux tant le plaisir est intense. Je ressens en même temps un pincement au cœur à l’idée qu’il fasse cela aussi avec les autres filles. Mes larmes redoublent de volume. Je suis partagée entre plaisir et douleur, une douleur non pas physique mais émotionnelle, c’est mon cœur qui me fait mal. 

Il délaisse mon sexe et vient m’embrasser sur la bouche. Je réponds à son baiser avec la même énergie, peut-être même un peu plus que la sienne, tentant désespérément de lui faire passer un message. Tentant de lui dire que je l’aime, non pas avec des paroles, mais avec mes gestes.

Je veux qu’il voie qu’il n’a pas besoin de toutes ces autres filles, que je peux lui suffire. Que je peux, et pourrai, m’offrir à lui autant de fois qu’il le voudra, de la façon qu’il le voudra.

Ce que nous partageons est tellement naturel. Nous n’avons pas besoin de forcer. Un regard, un sourire, un murmure, une petite morsure ici et là, et mon corps est en explosion.

Pourquoi va-t-il ailleurs ?

Il m’interrompt dans mes interrogations en me pénétrant de toute sa longueur. Je le griffe dans le dos. Bien que je ressente du plaisir, il y a aussi de la douleur. Nous avons quand même couché ensemble cette nuit même si je n'ai aucun souvenir, mon sexe est assez douloureux. 

Bien au fond, il grince des dents et lâche.

— Je peux rester à l’intérieur toute la journée, Win, j’adore ton sexe. 

Je gémis sans lui répondre. Il va et vient à un rythme soutenu puis se redresse et me presse fort les tétons, ça fait mal mais ça m’excite davantage. Je l’ai dit, je suis très sensible au niveau de ma poitrine. 

Il s’arrête, se retire, me soulève pour me mettre à califourchon sur lui et me laisser m'empaler sur son bâton. Je me mords les lèvres, il le fait avec mon épaule et dépose deux grosses claques simultanées sur mes fesses avant de les presser.

— Cal, miaulé-je presque.

— Tourne pour moi bébé, comme je te l’ai appris, dit-il en mordillant mon oreille, baise-moi. 

Est-ce que je me fais prier ? 

Je tourne des reins, je monte et descends, je le griffe, je le mords, j’hurle son nom et bien évidemment, je pleure parce que c’est trop bon, le sexe avec lui est trop bon. 

Je jouis en enroulant mes bras autour de son cou et criant son nom. Il me presse le corps contre le sien, ses bras croisés dans mon dos et sa bouche mordant ma joue au niveau de mes mandibules. Au son roc qu’il a fait, je déduis qu’il a joui en même temps que moi. 

Nous restons ainsi quelques secondes puis nos bouches se rencontrent, intensément plusieurs autres secondes jusqu’à ce que l’excitation dans nos corps s’estompe. Il ramène ses mains sur mes fesses et les tiens fermement.

— Tu es incroyable, Winnie et le sexe avec toi est juste génial.

Je souris heureuse.

— C’est vraiment dommage que ça n’aille pas plus loin que ça.

Je retire mes mains autour de son cou et le regarde avec le cœur qui se comprime dans ma poitrine. Pourquoi il fait ça ?

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