
Chapitre 1
Ecrit par Ellie chou
**Chez les Diallo**
Fatima s’essuyait le front du revers de la main, assise sous l’ombre chancelante du grand manguier devant leur petite maison.
Il faisait chaud, et l’odeur du pain que sa mère cuisait embaumait l’air.
— Fatima ! appela Aïssata depuis la cuisine. Apporte-moi de l’eau, ma fille.
La jeune femme se leva et s’exécuta sans protester. Chez les Diallo, l’obéissance et le respect des aînés étaient des valeurs sacrées.
Leur famille, bien que pauvre, était connue dans le quartier pour son intégrité et sa piété. Son père, Ibrahim, avait toujours refusé de s’abaisser à la facilité ou à la corruption pour sortir de la misère.
« Mieux vaut manger du pain sec dans l’honneur que du miel dans la honte », répétait-il souvent.
Fatima n’avait jamais remis en question leur mode de vie.
Elle était fière de ses parents, fière de leurs sacrifices. Mais, parfois, elle se surprenait à rêver d’un avenir différent, d’une vie où elle pourrait choisir son destin.
**Chez les Al-Farouk**
À l’autre bout de la ville, dans un monde bien différent du sien, Idriss Al-Farouk rentrait tout juste d’un long séjour à l’étranger.
Il avait étudié dans les plus grandes universités, fréquenté des cercles d’influence, et surtout, rencontré Amina.
Belle, intelligente, indépendante, elle représentait pour lui l’avenir, un avenir construit à deux, loin des carcans familiaux.
Mais à peine avait-il posé ses valises que son père l’avait convoqué dans son bureau.
— Tu es rentré, c’est bien.
Il est temps pour toi de prendre tes responsabilités, avait déclaré son père d’un ton sec.
Idriss s’était redressé, méfiant.
— Que veux-tu dire ?
— Nous avons choisi une épouse pour toi.
Le jeune homme avait d’abord cru à une plaisanterie. Mais en voyant le regard froid et intransigeant de son père, il comprit que ce n’était pas une simple suggestion.
— Vous plaisantez ?!
J’ai déjà quelqu’un dans ma vie !
Sa mère, qui se tenait à côté, intervint d’une voix posée mais ferme :
— Ce n’est pas une question d’amour, Idriss.
C’est une question d’honneur et de tradition.
Et de qui parles-tu? Cette Amina ,une dévergondé qui n'a pas hésitée a perdre sa virginité ?
tant que je serai en vie ,tu n'epouseras jamais cette fille.
Le monde d’Idriss s’écroulait.
Il avait déjà perdu le combat, vue que Amina n'était pas aimée par sa famille.
A suivre.