CHAPITRE 18: LE MUR INVISIBLE.
Ecrit par L'UNIVERS DE JOLA
CHAPITRE 18 : LE MUR INVISIBLE.
**LUCRÈCE MEFOUMANE**
Lucia : Je te fais signe lorsque je vais arriver à la
maison.
Moi : (Petite mine) D’accord.
Lucia : (Me prenant dans ses bras) Et stp ne fait pas
cette tête. Nous savions que cela n’allait pas être facile mais nous avons
quand même eu une petite victoire, que dis-je ? Plusieurs victoires même.
Ils ne nous ont pas chassées de chez eux, ils ont plus ou moins bien parlé avec
nous, même si c’était avec moi la quasi-totalité du temps mais c’était déjà pas
mal et ils ont accepté les enfants. Ce qu’ils ont dit était certes décourageant
mais il faut que nous continuons à garder espoir. Nous connaissons que ya
Arsène a en haute estime la famille et malgré ce que nous avons fait, je sais
qu’il nous considère toujours comme telle alors ne t’inquiètes pas. C’est déjà
une bonne chose que tu passes la nuit ici, le reste Dieu fera grâce.
Moi : (Essuyant une larme qui a coulé) D’accord.
Nous sommes restées l’une dans les bras de l’autre pendant
quelques minutes avant de nous séparer.
Lucia : Bon, je file. Prends bien soin de mes enfants pour
moi.
Moi : Ok.
Elle est montée en voiture et a démarré pour partir, je suis
restée à la regarder jusqu’à ce que tonton Salif referme le portail après la
sortie de la voiture de mamie avec laquelle nous sommes venues. Les enfants et
moi allons passer la nuit ici parce qu’il est déjà près de 22h mais ils ont
catégoriquement refusé de lâcher leurs grands parents. Après la discussion que
nous avons eue cet après-midi, ils sont devenus comme leurs ombres au point où quand
il a fallu manger, c’est sur leurs cuisses qu’ils l’ont fait et dans la même
assiette qu’eux. Nous avons attendu qu’ils s’en dorment pour essayer de les
prendre mais jusqu’à présent, ils sont toujours éveillés. Comme mamie avait
besoin de tata Luce, elle a dû rentrer toute seule car les enfants ont refusé
et papa m’a dit de rester, que nous pouvons passer la nuit ici les enfants et
moi. Je retourne dans la maison et toute la famille est dans le grand salon en
train d’écouter les histoires que Leslie raconte de notre vie en Belgique. Je
m’avance timidement et m’assois sur un fauteuil à l’écart.
Amour : Mais pourquoi tu restes loin là-bas ?
Viens t’asseoir ici ya Lucrèce, ne reste pas isolée comme si tu étais avec des
étrangers.
Aimé : Vraiment.
J’ai croisé le regard de maman et j’ai hésité avant de
finalement le faire en allant m’asseoir entre Désirée et Estimé qui m’ont fait
de la place. Ils se sont tous les deux adossés sur une partie de ma poitrine
comme ils le faisaient plus jeunes.
Désirée : (Souriante) Je suis trop contente que tu sois
revenue, tu nous as beaucoup manqué.
Moi : (Lui caressant la tête) Vous m’avez manqué aussi
ma puce.
Estimé : Tu vas encore retourner en Belgique ?
Moi : Non. Je ne vais plus voyager, je suis venue pour rester.
Estimé : (Souriant) Donc on pourra recommencer à venir
chez toi ?
Moi : Si on vous donne l’autorisation.
Estimé : Papa, on pourra aller chez ya Lucrèce comme
avant ?
Brain Jr : (Accroché sur papa) Oui.
Les autres se sont mis à rire, les parents y compris.
Papa : (Regardant Brain en souriant) C’est à toi qu’on
a demandé monsieur ?
Brain Jr : (Souriant) Oui. Ye m’appeye papa conne toi.
Papa : (Rire de gorge) Hum. C’est qu’ils prennent même
cela au sérieux hein.
Aimé : (Riant) Mais c’est vrai en plus que c’est
sérieux. C’est notre père puisqu’il porte ton nom. Normalement ya Lucrèce, à la
place de Junior là, tu devais laisser Arsène comme ça on n’allait pas les distinguer.
J’ai souri sans répondre.
Amour : C’est vrai. Même pour maman là aussi tu devais
laisser simplement Leslie.
Aimé : Moi j’aime bien son deuxième prénom là
‘’Triomphe’’ c’est jolie.
Maman : (Arquant un sourcil) Elle s’appelle
Triomphe ?
Les garçons : Oui. Oyame Mbazogho Leslie Triomphe.
Elle écarquille les yeux en regardant papa.
Aimé : Il y a un problème ?
Maman : (Me
regardant) Tu as entendu le prénom là où ?
Moi : (Confuse) Dans mon rêve.
Maman : C’est quel genre de rêve ça ?
Moi : (Silence)
Amour : Tu connais le prénom là ?
Papa : C’est le prénom de votre mère.
Nous : Hein ?
Les enfants : Maman s’appelle aussi Triomphe ?
Papa : Oui. Ce
n’est pas dans ses papiers mais c’est le prénom que lui avait donné sa
grand-mère, personne ne connait ce prénom et c’est étonnant de voir que c’est
également le prénom de la petite.
Moi : (Silence)
Gloire : Tu savais que c’était le prénom de
maman ?
Moi : Non. J’ai seulement entendu ça dans mon rêve et
j’ai donné.
Un long silence s’est imposé dans la pièce. Je me suis
toujours demandée où ce prénom sortait, j’étais loin de m’imaginer que c’était le
prénom de maman. Ils ont repris à parler et le téléphone de papa s’est mis à
sonner.
«Papa : (Décrochant) Allô ? »
« …….. »
«Papa : Ah d’accord. C’est ton numéro ? »
«…… »
« Papa : Ok. Je vais l’enregistrer. Tu es
bien rentrée ? »
«…….. »
« Papa : D’accord. Bonne nuit et salue les
parents pour moi. »
Clic !
Papa : Lucia est
bien arrivée à la maison.
Maman : D’accord. (Me regardant) Les enfants là dorment
habituellement à quelle heure ?
Moi : 21h30.
Maman : Il est quasiment 23h, il faut déjà chercher à
les mettre au lit.
Moi : Ok.
Leslie : Moi ye dort avec toi.
Maman : Je sais homo, je ne parle pas pour toi.
Leslie : Tu parles de yes zautres ?
Maman : Oui. (Me
regardant) Il faudra aller arranger l’une des chambres du bas, les filles vont
t’emmener les draps. (Se levant) Venez avec moi.
Elle est montée avec Leslie dans ses bras et les filles
l’ont suivie pour revenir quelques minutes après avec une paire de draps
complète, une grande serviette et deux petites, trois brosses à dents, les
produits pour le bain, le dentifrice et les vêtements pour les enfants
comprenant 2 pyjamas et des habits de jours. Je suis allée faire le lit dans la
chambre que Loyd occupait souvent quand il séjournait ici. Quelques minutes
après, quelqu’un est venu frapper à la porte.
Moi : Entrez.
Désirée : (Entrant dans la pièce) C’est moi ya Lucrèce.
Moi : Ok.
Désirée : Papa demande si tu vas prier avec nous ou non ?
Moi : Oui, je viens.
Désirée : Je pars donc dire que tu arrives.
Moi : Non attends moi, on sort ensemble.
Désirée : D’accord.
J’ai rapidement habillé les taies d’oreillers et nous sommes
ressorties toutes les deux. Tout le monde était au salon avec sa bible. La
mienne était restée dans mon sac dans la chambre.
Estimé : Tu n’as pas de bible ya Lucrèce ?
Moi : Si c’est dans mon sac à la chambre.
Désirée : Je pars te chercher ça ?
Moi : Oui.
Elle a couru et est revenue avec. Je l’ai remerciée et papa
a commencé les temps de prière avant de se mettre à lire un passage qui était
apparemment l’objet de la méditation du jour.
Papa : Romains 11 :19-22 LSG[19] Tu diras
donc : Les branches ont été retranchées, afin que moi je fusse enté. [20]
Cela est vrai ; elles ont été retranchées pour cause d’incrédulité, et
toi, tu subsistes par la foi. Ne t’abandonne pas à l’orgueil, mais
crains ; [21] car si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, il ne
t’épargnera pas non plus. [22] Considère donc la bonté et la sévérité de
Dieu : sévérité envers ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu envers toi,
si tu demeures ferme dans cette bonté ; autrement, tu seras aussi
retranché.’’ Amen !
Nous :
Amen !
Papa : Nous avons eu la journée pour méditer sur ce
passage, qu’avez-vous compris dessus ?
Il a passé la parole à Estimé qui a partagé ce qu’il a
compris du passage biblique avant de donner à Désirée, ils l’ont fait à tour de
rôle jusqu’à ce que la parole revienne chez papa.
Papa : (Me regardant) Je m’abstiens de te passer la
parole car tu n’es pas dans ce programme et n’es donc pas concernée.
Moi : (Petite voix)Je comprends.
Il a partagé sa pensée puis nous avons prié et 1h plus tard,
nous nous sommes séparés. J’ai encore essayé de récupérer les enfants mais ces
derniers ont refusé.
Maman : Nous allons monter avec eux et je viendrai te
les déposer après.
Moi : D’accord.
Ils sont montés et je suis allée dans la chambre. J’ai pris
une douche et je suis venue m’asseoir sur le lit. J’ai pris mon téléphone qui
était posé sur la tablette pour le consulter. J’y ai vu les messages de Lucia.
-Ma tata Luce : Cc mon bébé, je suis bien rentrée.
-Ma tata Luce : Vous me manquez les enfants et toi. Je
ne suis plus habituée à dormir sans vous.
-Moi : Tu nous manques aussi. J’aurais aimé que tu sois
là.
-Ma tata Luce : Ça ne se passe pas bien ? On t’a
dit quelque chose de mal ?
-Moi : Non. Mais c’est toujours comme cette journée.
-Ma tata Luce : Ils ne t’ont pas adressé la
parole ?
-Moi : Si. C’est juste qu’il y a toujours ce rejet. J’ai
cette impression qu’il y a une distance entre nous, que quelque chose nous
sépare et ça me fait mal.
-Ma tata Luce : Ça va aller. Ce n’est que le début.
Pense à ce que je t’ai dit tout à l’heure. Au moins ils ne t’ont pas chassée.
-Moi : À la vérité, j’aurais préféré qu’ils le fassent car
cette indifférence à mon égard me fait tellement mal. J’aurais préféré que
maman me tape ou me crie dessus pas qu’elle ait ce regard vide. Et papa c’est
même encore pire.
J’écrivais et mes larmes ont commencé à couler toutes
seules. Lucia a lancé l’appel vidéo sur WhatsApp et j’ai décroché.
«Lucia : Je savais que tu pleurais. Lucrèce nous en
avons parlé. »
«Moi : (Reniflant) Je sais mais je suis tellement
triste. Ce lien que j’avais avec eux s’est brisé tata Luce et je ne sais pas si
un jour nous l’aurons à nouveau. »
Et oui, toute ces années et ce depuis la mort de ma mère, il
y avait ce je ne sais trop quoi qui s’était créé entre maman et moi. Ce truc
que tu ressens quand tu es en présence de quelqu’un qui tout de suite te met en
confiance car tu as ce sentiment de sécurité qui te dit que cette personne
ferait tout pour te protéger et veut ton bien. Le genre de lien que l’on
ressent vis-à-vis de ses parents qui te fait penser que quoiqu’il en soit et ce
malgré la bêtise, tu restes leur enfant. Aujourd’hui j’ai l’impression d’être à
nouveau revenue en arrière, à cette époque où je n’étais que la nounou des
jumeaux et qu’il y avait une sorte de mur infranchissable qui m’empêchait de
leur parler ou de faire quoique ce soit avec eux. Cela me rend tellement
triste. Je ne sais pas si cela changera ou si je ne traverserai plus jamais
cette barrière. Je pleure et Lucia me console comme elle peut. Nos cas sont
bien évidemment différents car quoiqu’il en soit, Lucia sera toujours la petite
sœur de papa car elle porte son sang mais moi je suis comme ce plan d’arbre
dont le passage biblique parlait.
Je suis cette branche d’olivier sauvage qui avait été greffée à l’olivier du
champ et qui malheureusement a fini par être retranché à cause de mes actes.
Lucia est parvenue à me faire arrêter de pleurer pour rendre
des actions de grâces à Dieu, qu’il avait déjà beaucoup fait et qu’il fera
encore. Elle s’est mise à chanter le cantique populaire qui dit ‘’Dieu va faire
encore’’, j’ai chanté avec elle puis nous avons prié toutes les deux avant de
raccrocher. J’ai essayé d’attendre la venue de maman mais autour de 2h, j’ai
fini par m’en dormir car ils ne venaient pas. J’ai eu peur qu’ils empêchent aux
parents de dormir avec les pleurs dans la nuit parce que ni tata Luce ni moi n’étions
là comme ils nous l’ont déjà fait par le passé pendant les programmes de
veillées de prières à l’église mais il n’en fut rien. Le lendemain je me suis
réveillée et j’ai prié avant d’aller me brosser et faire une demie toilette. Je
suis sortie de la chambre et j’ai trouvé papa, maman et les garçons en train de
prendre leur petit déjeuner tous apprêtés, les garçons avaient leurs uniformes
scolaires.
Moi : Bonjour.
Les parents : (Sans me regarder) Bonjour.
Les garçons : (Souriant) Bonjour ya Lucrèce. Bien
dormi ?
Moi : Oui et vous ?
Eux : Pareils.
Aimé : On ne vous a pas réveillé parce que c’était
encore trop tôt mais comme nous sommes en train de sortir, on mange vite. Enfin
tu connais toi-même les règles de la maison.
Moi : (Esquissant un faible sourire) Oui.
Je suis restée debout quelques secondes avant d’aller
m’asseoir à la terrasse.
Amour : (Après un moment) Maman demande à quelle heure
tu vas partir avec les enfants ?
Moi : Je ne sais pas encore.
Amour : Tu as quelque chose à faire chez mamie ou à la
maison ?
Moi : Pas vraiment.
Amour : (Regardant dans la maison avant de me parler à
voix basse) Alors reste ici au moins pour quelques jours. Reste dans leur
environnement jusqu’à ce que cela redevienne naturel pour eux de t’avoir à leur
côté et tu verras par toi-même.
Moi : D’accord.
Il est retourné dans la maison puis quelques minutes plus
tard, ils sont sortis tous les 4.
Maman : Les enfants sont toujours endormis. J’ai parlé avec
Grâce et sa sœur quand ils vont se réveiller, elles descendrons avec eux.
Moi : D’accord.
Maman : On a laissé une enveloppe sur la table pour les
enfants, quand vous partirez, il faut la prendre.
Moi : D’accord et merci.
Elle n’a plus répondu
et a continué son chemin jusqu’à la voiture de papa.
Aimé : Tu seras là à notre retour non ?
Moi : Oui.
Aimé : Ok. À toute la grande. On te laisse avec ta
maison et tes enfants.
J’ai souri.
Aimé : (Me faisant la bise) Bonne journée.
Amour : (Me faisant la bise) Pense à ce que je t’ai
dit.
Moi : D’accord. Bonne journée.
Papa a klaxonné et ils sont partis monter en voiture pour
partir. Je suis restée là encore un moment puis je suis rentrée pour faire le
tour de la maison. Je me suis rendue compte qu’il y avait des caméras partout
sauf dans les chambres comme les garçons m’en avaient parlé autrefois que quand
cette histoire avait éclaté, papa était tellement devenu parano qu’il avait
fait installer ça pour surveiller tout ce qui se passe dans la maison. À la
base, il voulait les mettre jusqu’à dans les chambres mais s’était finalement
abstenu à cause de la nudité des gens. Les garçons m’ont dit qu’il visionne ça
quand il veut pour voir si quelque chose s’est passé avec quelqu’un en leur
absence. Je me suis abstenue de monter à l’étage et je suis finalement allée
faire le petit déjeuner jusqu’à l’heure du réveil des enfants. Les filles se
sont occupées des bébés puis nous sommes passés à table dans la bonne humeur. Un
peu plus tard, j’ai fait part à Lucia de ma décision de rester ici un moment
avec les enfants et elle m’a dit que c’était bien. Je lui ai demandé de
m’apporter quelques affaires et elle est passée me les déposer avant d’aller
rejoindre Erine. J’ai fait à manger puis je suis venue me poser en prenant la
fameuse enveloppe à l’intérieur de laquelle il y avait la somme de 50 milles.
Je l’ai rangée et je me suis mise à parler avec les enfants. À leur retour du
travail, les parents m’ont trouvée là, j’ai bien vu qu’ils ont été surpris mais
n’ont rien dit. Ils se sont simplement concentrés sur les enfants avec qui ils
se sont familiarisés au bout de 3 jours. Le vendredi soir, j’ai appris qu’ils devaient partir en Ntoum ce
soir même et qu’ils allaient rentrer le dimanche après l’église. J’ai eu la
surprise de voir maman me demander si elle pouvait emmener les enfants. J’ai
accepté sans discuter et ils sont partis en week-end avec eux en nous laissant
à la maison.
Amour : (Riant) Tu as vu non ? 3 jours seulement,
les enfants là sont maintenant les portables, un mois ici, ils deviendront le
sang dans leur veines et eux-mêmes vont t’appeler pour te demander si tu ne
viens pas à la maison.
Malgré moi j’ai ri. Bien qu’il n’y ait aucun engouement
particulier pour moi, je suis au moins contente du fait qu’ils aient
véritablement accepté les enfants et qu’ils les considèrent comme leurs petits
enfants.
Moi : (Après un moment) Vous avez le numéro de
Loyd ?
Amour : Oui. Il
n’a pas changé de numéro, c’est toujours le même.
Aimé : (À Amour)Tu l’as appelé pour savoir ?
Amour : Non, mais tu sais que je t’avais dit que
j’avais croisé tonton Marwane qui m’avait fait des reproches non ? C’est
lui qui m’avait dit qu’il avait toujours le même numéro et que ça lui ferait
plaisir que nous prenions de ses nouvelles mais bon, j’avais fini par oublier
ça.
Aimé : Je vois.
Amour : Si tu as encore ses anciens numéros, tu peux le
joindre dessus, sinon je t’envoie ça via WhatsApp.
Moi : Envoie, je ne les ai plus.
Oui j’avais effacé ses numéros 1 mois après mon départ du
Gabon pour être sûre de ne pas être tentée de l’appeler ou de lui écrire. Je
les avais en tête mais j’ai fini par les oublier. Amour me les a envoyé et je
l’ai remercié. J’ai passé toute la soirée à me demander comment je devais
aborder le sujet avec lui et autour de 22h, j’ai pris mon courage à 2 mains et
j’ai lancé l’appel sur son numéro. Ça a sonné 2 fois avant qu’il ne décroche.
« Loyd : Allô ? »
Mon rythme cardiaque s’est accéléré au son de sa voix et je
n’ai pas pu parler.
«Loyd : (Insistant) Allô ? Il y a quelqu’un ? »
«Moi : (Le cœur battant vite dans ma poitrine,
voix tremblante) Allô Loyd, c’est Lucrèce. »
Il y a eu un long silence de son côté…