Chapitre 6
Ecrit par sokil
De nos jours…
Pour moi les mot liberté, indépendance, émancipation riment avec rêve!
J’ai les yeux rivés sur la cours de la fac, et je suis enjouée! Rien
qu’à l’idée de savoir que je viens juste de m’inscrire en 1ère année en
droit des affaires, me donne quand même des ailes, sans oublier le
climat universitaire dont l’ambiance me rend dingue. J’aime à
les observer, ces étudiants qui donnent tout l’air d’être très
émancipés, j’aime et j’adore le style de ces jeunes filles riant à gorge
déployée aux airs un peu libertins, ça me fait vraiment rêver. C’est
mon souhait, c’est comme ça que je veux être, comme celles là qui ne
lésinent devant rien pour être à la fois consciente des enjeux et des
objectifs qu’elles doivent accomplir en brandissant fièrement leur envie
de réussir, et tout en s’exhibant courageusement aux bras de leurs
petits copains! Oui! C’est comme ça que je veux être!
Mais je
suis parfois obligée de revenir sur la terre bien ferme! Je n’ai pas
ce droit là, je ne suis qu’une facaire (nom commun donné aux étudiants)
de nom et rien d’autre. Je vis toujours chez mes parents, mon père a
mis à ma disposition un chauffeur, je n’ai pas eu l’opportunité de
prendre une chambre comme tous les autres, ce qui ne m’enchante guère et
je n’ai pas le droit d’aller à l’encontre de ses décisions.
- Une chambre? Une chambre pour quoi faire ?
- Une … une chambre d’étudiant papa! Presque tous les étudiants en ont une!
- Mais pour quoi en faire?
- Pour… pour étudier!
- Je te vois venir et ne me crois pas si bête que ça ma chérie!
Je suis un vieux renard de la vielle école et crois moi je connais
tout ce qui se trame autour de ces histoires de chambre d’étudiants à la
con! Tu es encore jeune, tu n’as que 18 ans! Tu ne manques de rien!
Tu as un chauffeur qui t’amène et te ramène! Quoi de plus prestigieux!
Hein? Tu n’es pas encore mature! C’est bien l’une des raisons pour
laquelle je ne t’envoie pas encore en Europe ou partout ailleurs! Le
moment viendra, après ta licence je préfère! Aller! Ne viens plus me
parler de ça!
C’est lui le tout puissant et personne n’y peut
rien. Malgré cela, je m’adapte tant bien que mal au rythme effréné des
cours, je n’ai pas le choix; je me sens bien motivée et encouragée par
Steve. Avec ce dernier, il nous arrive de jongler constamment, c’est la
seule chose que nous puissions faire car j’ai fais croire à mes parents
que j’ai cours tous les jours alors que non. Ainsi, pendant mes jours
libres, je peux me rendre en toute aise chez mon gars! Lui il s’en sort
pas mal avec son job de répétiteur pour enfants du primaire, je trouve
que ça lui sied bien! A chaque fois que je me rends chez lui, je ne suis
pas au bout de mes surprises.
- Viens là Chou, je parie que tu as faim! Viens, viens voir ce que je t’ai concocté!
- Steve? Chou? C’est… ne me dis pas que c’est toi qui a cuisiné!
- Qu’est ce que tu crois? Je t’ai dit qu’un jour je serai un
vrai cordon bleu! La fac ne me plait pas, je veux… C’est ce que je
veux faire, je veux devenir un chef cuisinier!
- Tu m’épates… Dans ce cas il faut faire hôtellerie!
- C’est bien mon intention! Voilà pourquoi j’ai arrêté les cours à la fac, j’ai trouvé ma vocation!
Je l’encourage moi aussi de toutes mes forces et comme je peux! Il a
fait un choix, celui de devenir un futur chef cuisinier, cela nous ne
empêche pas de rêver et de rigoler en même temps. Cela ne nous empêche
pas de nous rouler comme des bêtes au pieux juste après, à se dire de
belles paroles et des éternelles promesses, ou encore de passer une
belle journée à faire l’amour.
- Ooooh… Steve…
- Oooooh… attention…. Ca… ça viiiiient!!!!
Il n y a que ma mère qui n’est presque pas dupe lorsqu’elle me voit
souvent rentrer tous les soirs avec un air joyeux. Je le lis en même
temps dans son regard qu’elle devine bien que je fréquente toujours ce
garçon… Steve. Je file à toute vitesse dans ma chambre pour ne pas
avoir l’air trop suspect; mon père n’est pas encore rentré, tant mieux.
Ce sont ses coups à ma porte qui me tire de ma petite rêverie, de ma
journée passé en compagnie de Steve et de la manière dont nous nous
sommes donnés l’un à l’autre encore une fois. Ma mère ne cesse de
frapper à ma porte!
- Maman? Je suis occupée laisse moi…
- Klariza, je dois te parler, c’est important!
- Non maman! Je ne veux pas que tu…
- Je n’ai pas l’intention te poser une quelconque question, il s’agit de moi… Je pars, je… vais voyager!
J’ai sursauté, j’ai accouru avant de lui ouvir en toute vitesse.
- Quoi??? Tu… tu quittes…
- Noooon! Je vais en mission… A Paris!
J’ai porté mes deux mains sur la bouche, ensuite j’ai crié de joie avant de lui sauter au cou!
- Pour une fois! Pour une fois maman! Ça ne t’es jamais arrivé!
- Je te dis! C’est ce que je venais t’annoncer…
- Mais que s’est il passé? Papa…
- Je ne sais pas, les voies de Dieu ma fille! Je vais assister
à un séminaire là bas, j’ai demandé à Cloclo, ta tante de venir te
tenir compagnie! Tu … tu me promets d’être très sage n’est ce pas?
- Je te promets!
- Je sais que tu le vois, ce garçon, je sais, mais fais très
attention! Ton père a du flair, s’il le découvre… J’ai peur … Je ne
veux pas qu’il s’en prenne encore à toi comme la dernière fois, pendant
que je serai en mission, je ne veux pas…
- Ne t’en fais pas maman, je serai avec tata Claude, tout ira bien, même comme tu vas me manquer… Snif!!!
- Je n’y vais que pour deux semaines ma chérie!
- Je suis quand même contente pour toi, profites en maman! Tu
es trop stressée, je n’aime pas te voir ainsi! Profite à fond de ce
voyage!
- Oui, j’y compte bien!
Je sais que ce
voyage lui fera du bien, je le sens, mon intuition ne me trompe
d’ailleurs pas souvent. Tante Claude a débarqué chez nous deux jours
après; sa venue n’a jamais enchanté mon père qui voit en elle une femme
libertine et très rebelle; de son côté elle n’a jamais géré les états
d’âmes et les humeurs de mon père. Un jour ils s’étaient lancés de mots
très forts, mais emprunts de vérité.
- Claude… Ce
n’est pas parce que tu es ma belle sœur que je te laisse venir ici à ta
guise! Il y a longtemps que je t’aurai interdit l’accès !
-
Bof parle pour toi Tsoungui! Tu ne m’as jamais fait peur!
Jamais! J’ai le droit de venir voir ma sœur et ma nièce, tout comme tu
permets à toutes tes sœurs de venir souvent faire la loi ici! C’est
donnant donnant! Ne t’inquiète pas, ce n’est jamais toi que je viens
voir!
- Tu as intérêt! Les ivrognes je les accepte difficilement chez moi!
Elle avait serré les dents et l’avait toisé comme pas possible avant de
lui tourner les talons. Elle avait cette poigne elle, chose que ma
mère et moi avions perdu depuis longtemps dans cette demeure. Ma mère
s’en va, elle voyage! C’est le sujet qui est d’actualité, je peux les
entendre tous les soirs, à l’insu de mon père, ou bien même quand celui
ci n’est pas là, je les entend papoter, je ne suis jamais très loin car
j’écoute bien aux portes.
- Alors Julie? J’espère que tu as fait comme je t’ai dit là! As tu assez d’argent dans ton compte?
- Oui… Oui! Je peux dire que j’en ai quand même assez! !
- Continues dans cette lancée, c’est une très bonne chose ma
sœur, il faut mettre les garde fou! Et… vous comptez toujours vous
voir?
- Qui ça?
- Richard!
J’ai pas voulu en entendre plus, mais mon appréhension était juste. Une
fois dans ma chambre en causant avec Steve sur les réseaux sociaux, je
me suis lâchée.
- Qu’est ce que tu dis? Nooon tu te trompes!
- Je t’assure Steve, elle voit quelqu’un d’autre, en solo!