
Chapitre 8
Ecrit par Ellie chou
Les mois passaient, et Ornela se sentait chaque jour un peu plus libérée de ses chaînes, mais elle savait que la route vers la rédemption était semée d’embûches.
Ce n’était pas un chemin facile.
Chaque pas qu’elle faisait vers la guérison semblait être accompagné de luttes intérieures.
Elle avait choisi de suivre une voie nouvelle, mais la tentation de revenir en arrière était toujours là, parfois sournoise, parfois violente.
Pourtant, Ornela s’accrochait fermement à sa foi, convaincue que la lumière de Dieu pouvait l’éclairer dans les ténèbres de son passé.
Elle s'était inscrite à des cours bibliques pour mieux comprendre les Écritures, pour se renforcer dans sa foi.
Elle assistait chaque dimanche aux offices, et sa participation aux œuvres de charité ne cessait de croître. Elle commença à aider à la distribution de repas aux sans-abri, à soutenir les jeunes filles vulnérables dans les quartiers difficiles, à écouter celles qui, comme elle, avaient perdu espoir.
Mais malgré cette nouvelle direction, Ornela savait qu’elle devait encore se réconcilier pleinement avec elle-même.
Alors qu’elle aidait dans un centre pour femmes en difficulté, elle rencontra Claudine, une jeune femme de son âge, qui semblait être dans une situation similaire à la sienne, bien que son histoire soit différente. Claudine était venue chercher refuge dans ce centre après avoir quitté la rue, elle aussi victime de l’exploitation et de la douleur.
Lors de leur rencontre, Ornela sentit un écho en elle, un rappel cruel de ses propres souffrances passées.
Elle se rendit compte que sa rédemption n’était pas uniquement pour elle, mais qu’elle avait un rôle à jouer dans la rédemption des autres.
Claudine, en l'écoutant, finit par lui confier son propre fardeau.
— "Tu sais, Ornela, quand j’étais dans la rue, je pensais que je ne serais jamais capable de sortir de cette vie. Chaque nuit, j'avais l’impression de mourir un peu plus à l'intérieur.
Mais aujourd’hui… je sens qu’il y a une chance pour moi.
Grâce à toi, je vois que c’est possible."
Les mots de Claudine frappèrent profondément Ornela.
Ce qu’elle vivait n'était pas seulement un chemin personnel, mais une mission de guérison, de guérison collective.
Ornela commença à voir au-delà de sa propre souffrance.
Elle comprit que son chemin de rédemption était lié à celui des autres.
Elle était là non seulement pour recevoir l’amour et la grâce de Dieu, mais aussi pour le transmettre.
Une nuit, alors qu’elle priait seule dans sa chambre, Ornela sentit un élan profond dans son cœur.
Elle demanda au Seigneur de l’aider à trouver la force de pardonner non seulement aux autres, mais aussi à elle-même.
Elle se rendit compte qu’elle n’avait jamais vraiment accepté son passé, qu’elle portait encore en elle la honte de ses anciennes erreurs.
— "Seigneur, aide-moi à me pardonner.
Je veux être libre de toute culpabilité. Je veux être en paix avec mon passé, avec moi-même."
Elle se sentit submergée par un flot de larmes, mais cette fois, ce n’étaient pas des larmes de douleur. C’était une purification.
Elle se leva de sa prière avec une sensation de paix profonde, comme si un poids invisible venait de se lever de ses épaules.
Le chemin de la rédemption ne signifiait pas que la vie d’Ornela serait exempte de douleur.
Au contraire, chaque jour était une bataille, mais une bataille qu’elle menait désormais avec la certitude que l’amour de Dieu était sa force.
Elle savait que son passé ne la définissait plus.
Ce qui la définissait maintenant, c’était son engagement à suivre le Christ, à répandre son amour et à servir son prochain.
Après plusieurs mois d’engagement dans l’église et les œuvres de charité, Ornela rencontra un homme dans une réunion de prière. Luc, un jeune homme pieux, avait également un passé douloureux, mais il s’était laissé transformer par sa foi.
Leurs chemins se croisèrent un jour à l’église, et ils commencèrent à se connaître peu à peu.
Luc, qui travaillait en tant qu’éducateur dans un centre de réinsertion pour jeunes adultes en difficulté, partageait la même vision qu’Ornela : offrir un nouveau départ à ceux qui, comme eux, avaient été brisés.
Ils devinrent amis, puis partenaires dans leur engagement de service.
Ensemble, ils ont ouvert une petite cellule de prière, pour aider les jeunes à connaître la voie du Seigneur , à sortir de la rue, à trouver une formation et un emploi, et à reconstruire leur vie.
Ornela, qui avait une fois cru que tout était perdu pour elle, se rendait compte chaque jour que Dieu avait un plan pour elle, bien plus grand qu’elle ne l’avait imaginé.
En travaillant avec les jeunes, Ornela redécouvrit un aspect de sa propre guérison.
En les guidant, en leur offrant ce qu’elle avait appris à travers sa propre expérience, elle se rapprochait un peu plus de la personne qu’elle était censée être.
Elle ne vivait plus dans le regret, mais dans la joie de servir, de guider, et d’apporter de l’espoir à ceux qui en avaient besoin.
Un soir, alors qu’elle priait dans le centre, Ornela entendit des voix dans son cœur, une voix douce et aimante. "Tu n’es plus seule, Ornela. Tu es ma fille bien-aimée, et je suis avec toi sur ce chemin. Continue à marcher dans ma lumière."
Cette promesse de Dieu la réconforta comme jamais auparavant.
Elle se rendait compte que la rédemption n’était pas un événement ponctuel, mais un voyage continu, un chemin que Dieu lui donnait de parcourir chaque jour, un chemin de paix, d’amour et de guérison.
Le chemin de la rédemption, pour Ornela, ne se limitait pas à un seul acte de foi. Il était dans chaque sourire qu’elle offrait, chaque mot d’encouragement qu’elle donnait, chaque personne qu’elle aidait. Elle vivait maintenant pour la gloire de Dieu, et son âme, autrefois brisée, avait trouvé la paix.
Ornela savait que la route serait encore longue, mais ce qu’elle ressentait désormais dans son cœur était simple et pur : l’amour incommensurable de Dieu l’accompagnait, et c’était tout ce dont elle avait besoin.