CHAPITRE 24: SI QUELQU'UN EST EN CHRIST

Write by L'UNIVERS DE JOLA

CHAPITRE 24 : SI QUELQU’UN EST EN CHRIST…

**BLESSING DUMELO**

Rebecca : Tu as fait un bon voyage ?

Moi : Oui c’était tranquille.

Rebecca : Dieu merci. Tu connais déjà ma tante Lucia n’est-ce pas ou tu veux que je refasse les présentations ?

Moi : (Regardant la concernée en esquissant un faible sourire) Je crois qu’on a suffisamment discuté ensemble dans le groupe même si je suis ravie de pouvoir enfin la voir en face depuis le temps que j’ai entendu parler d’elle.

 Lucia : (Tournant sa tête dans ma direction et me rendant mon sourire) Moi aussi je suis contente de te voir en vrai. J’ai tellement entendu parler de toi ces dernières années.

Moi : (Souriante) Pas qu’en bien j’imagine.

Lucia : (Regardant Rebecca) C’est mitigé. Si je veux être honnête, au début c’était pas vraiment flatteur mais Marwane s’était chargé de nous faire savoir qui tu étais vraiment et nos échanges dans le groupe ont fini de nous convaincre sur ce fait.

Moi : Je vois. J’espère que mon séjour ici confirmera ou infirmera ce que vous savez de moi.

Rebecca : Tu es venue pour combien de temps ?

Moi : En principe 1 mois mais tout dépend de ce à quoi je vais être confrontée. Peut-être ce sera moins. Je n’en sais encore rien.

Rebecca : Mommy est au courant ?

Moi : Pas exactement.

Elle tourne rapidement la tête vers moi pour me regarder avant de regarder à nouveau la route.

Moi : Elle sait que j’ai voyagé mais elle ignore ma destination.

Rebecca : Je vois. (Après un moment) Tu es là pour Marwane ?

Moi : Oui.

Rebecca : Il est au courant ?

Moi : Non.

Rebecca : Alors c’est une surprise que tu as prévue lui faire.

Moi : Si on veut. Tu peux me laisser chez lui ?

 Rebecca : Ce ne sera pas possible.

Moi : (Silence)

Rebecca : Du moins pas avant lundi. Notre église a organisé une retraite spirituelle pour les hommes célibataires et un séminaire qui se tiendra tout le week-end. Nous n’aurons même pas le culte demain à l’église car ils y seront toujours. Loyd et Marwane y ont pris part et concrètement j’ignore quand ils finiront le dimanche. Pour le voir, ce sera certainement lundi en soirée car en matinée il sera au travail.

Moi : Je vois. Vous pouvez me conseiller un petit motel en attendant ?

 Rebecca : Que Dieu me punisse si je fais une telle chose.

Moi : Oh.

Rebecca : Tu penses que tu peux venir rester dans un motel au Gabon comme si tu n’avais pas un endroit où vivre ?

Moi : (Silence)

Rebecca : Tu vas venir à la maison.

Moi : Je ne veux pas vous déranger.

Rebecca : Tu ne nous dérangeras pas au contraire cela nous fera plaisir de t’avoir avec nous à la maison.

Lucia : C’est vrai et puis nous apprendrons davantage à nous connaître.

Rebecca : Oui. Et même si tu tiens à être toute seule, ce ne sera certainement pas dans un motel, les endroits pour te loger ici ne manquent pas.

Moi : D’accord et merci.

Elles m’ont souri et le trajet s’est poursuivi jusqu’à devant un portail qu’elles ont ouvert et nous sommes rentrées.

Rebecca : Nous y sommes.

Je lui ai souri et nous sommes toutes descendues du véhicule.

Lucia : Suis-moi, Lucrèce prendra la valise.

Je me suis exécutée et nous sommes parties dans la maison qu’elle a ouverte.

Lucia : (Entrant dans la maison en me tenant la porte) Bienvenue chez Lucrèce.

Moi : (Esquissant un faible sourire) Merci. Ce n’est pas votre maison à toutes les deux ?

Lucia : (Souriante) En principe non, je squatte ici pour le moment. Je suis un peu SDF.

Moi : (Esquissant un faible sourire) Je vois.

Rebecca : (Entrant derrière moi) Il ne faut pas écouter ce qu’elle dit, sa maison à elle est bien plus grande que celle-ci.

Lucia : (Souriant) On parle de grandes maisons ? Toi aussi tu veux parler de ça ?

Rebecca : Pardon pardon. Blessing viens avec moi je vais te montrer la maison et l’endroit où tu vas dormir.

Moi : Je te suis.

Elle m’a fait faire le tour du propriétaire avant de me montrer la chambre que je vais occuper.

Rebecca : Laisse-moi t’apporter des draps propres.

Moi : D’accord.

Elle est sortie et est revenue quelques minutes après avec des draps et une paire de serviette. Elle a fait le lit pendant que j’étais assise sur le fauteuil qui est dans la pièce.

Rebecca : (Changeant les couvre taies) Tu peux utiliser le placard si tu le souhaites et exploiter la chambre comme bon te semble.

Moi : Ce n’est pas celle de Lucia ?

 Rebecca : Non. Tata Luce et moi dormons ensemble avec mes enfants.

J’arque un sourcil et elle me sourit.

Rebecca : C’est une habitude que nous avons et nous sommes plus à l’aise comme ça. Cette chambre est beaucoup plus pour les invités.

Moi : Je vois.

Rebecca : Bon, je vais te laisser te rafraîchir et aller t’attendre au salon. Si tu as besoin de quoique ce soit, n’hésite pas à me faire signe.

Moi : D’accord et merci pour tout.

Elle m’a souri et est partie en refermant la porte derrière elle. Je l’ai verrouillée de l’intérieur et je suis venue m’agenouiller au pied du lit pour prier. J’ai remercié Dieu pour le voyage, le trajet, l’hébergement et le fait que je n’ai eu aucun souci ; j’ai consacré la chambre et tout ce qui s’y trouve avant de bénir la maison et mes hôtes. Après cela je me suis changée et je suis allée prendre une douche. Une fois vêtue et légèrement parfumée, je suis sortie et les ai rejoints au salon.

Rebecca : C’est bon, tu as besoin de quelque chose ?

Moi : Non ça va.

Rebecca : Je suppose que tu auras besoin de te connecter et autre, le mot de passe est là (Montrant un petit mot collé au mur) Fais comme chez toi et ne te sens pas gênée.

Moi : D’accord.

Lucia : On peut t’offrir quoi à boire ?

Moi : Ce que vous avez comme boisson, peu importe.

Lucia : Et pour la nourriture, j’ai fait le ragoût de bœuf ce midi avec la banane plantain. Je ne sais pas si tu vas manger ça ou tu veux autre chose.

Moi : (Souriante) Ne vous inquiétez pas pour moi, je n’ai aucune allergie alimentaire, en tout cas je ne l’ai pas encore découverte, je mange de tout et je suis toujours curieuse de découvrir les mets d’autres pays. J’ai déjà énormément mangé des plats gabonais par le canal de Loyd (Regardant Rebecca) Rebecca lors de son passage au Ghana, de Marwane et Olivia, donc je ne suis pas si profane que ça.

Lucia : D’accord et j’en suis ravie.

Rebecca : Ne reste pas debout, viens t’asseoir.

Je me suis exécutée et j’ai sorti mon téléphone de ma poche afin de me connecter au wifi.

Lucia : Tu comptes dire à Mommy que tu es ici ?

Moi : Oui. Je comptais l’appeler.

Rebecca : (Souriante) J’ai une idée.

Nous la regardons.

Rebecca : Et si c’est moi qui l’appelle en lui disant que j’avais une surprise puis après tu te présenteras à la caméra.

Moi : (Souriant) J’aime bien l’idée.

Rebecca : D’accord, ah mais mon ordi est resté chez maman.

Lucia : Prends-le mien, il est à la chambre.

Elle est partie le chercher pendant que Lucia a pris la direction de la cuisine pour revenir avec un plateau d’apéro pour le poser devant moi. Elle a fait le service.

Moi : Merci.

Rebecca est revenue avec l’ordinateur et après s’être installée à côté de moi, a lancé l’appel WhatsApp, Mommy a décroché assez vite.

« Rebecca : Coucou Mommy. »

« Mommy : Bonsoir Rebecca. Pourquoi tu m’appelles avec le numéro de Lucia ? »

« Rebecca : Parce que c’est depuis l’ordinateur et je n’avais pas le mien à portée de main. »

 « Mommy : Je vois. Vous allez bien ? »

 « Rebecca/ Lucia : (Qui s’est montrée) Oui Mommy. Et toi ? »

« Mommy : Je vais bien. Dieu prend soin de moi. Et mes petits enfants ? »

 « Rebecca : Ils sont chez maman, je vais les récupérer demain. »

 « Mommy : Ah les parents sont rentrés de voyage ? »

« Rebecca : Oui. Ils sont rentrés jeudi. »

 « Mommy : D’accord. Et le bébé ? »

« Lucia : Tout va bien Mommy. »

 « Mommy : Gloire à Dieu. »

 « Rebecca : Nous avons une surprise pour toi Mommy. »

 « Mommy : Ah bon ? »

« Elles : (Souriantes) Oui et tu ne devineras jamais ce que c’est ! »

 « Mommy : De quoi s’agit-il ? »

« Rebecca : (Souriante) Attends tu vas voir. »

 Elle m’a regardée en souriant avant de tourner l’appareil vers moi et j’ai vu Mommy écarquiller les yeux en me voyant.

 « Mommy : Blessing ? »

 « Moi : (Souriante) Mommy. »

 « Mommy : Donc le voyage là c’est au Gabon que tu partais ? »

 « Moi : Oui. »

« Mommy : Et tu ne pouvais pas me dire pour que j’envoie des choses à mes fils ? »

 « Rebecca : Ah Mommy et nous dans tout ça ? »

 « Mommy : Est-ce que vous êtes mes enfants ? »

« Rebecca : (Riant) Ah, c’est comme ça maintenant ? »

« Mommy : Oui c’est comme ça. Que chacun pense à sa famille maintenant. N’est-ce pas votre sœur vous a rejoint sans rien me dire ? Jamais un de mes fils ne peut me faire une chose pareille alors il n’y a qu’eux maintenant qui comptent. »

 « Moi : Ce n’est pas grave, nous chercherons des parents ici qui voudront bien de nous. »

 « Mommy : C’est ça. Tu as fait un bon voyage ? »

 « Moi : Oui Mommy et j’ai été très bien accueillie par Rebecca et Lucia. »

 « Mommy : D’accord. Je crois que Dieu qui a permis que tu y ailles a très certainement un plan pour toi alors qu’il soit pleinement avec toi et marche lui-même au-devant de toi. »

« Moi : Amen. »

 « Mommy : N’oublie pas de laisser luire ta lumière partout où tu iras car tu es une lampe allumée. »

 « Moi : Je n’y manquerai pas. »

« Mommy : J’ai confiance. Prends bien soin de toi et aussi de tes petites sœurs. »

 « Moi : D’accord et toi aussi ménage toi car je ne serai pas là pour te surveiller. »

 « Mommy : D’accord. »

 Nous avons continué à discuter quelques minutes puis nous avons raccroché. Depuis mon téléphone, j’ai appelé Julia et Johanna dans notre groupe WhatsApp pour leur dire que j’étais au Gabon et comme je m’en doutais elles n’ont pas pu cacher leur bonheur. Contrairement à Mommy et moi qui sommes assez réservées dans les démonstrations de nos émotions, les 2 autres sont beaucoup plus émotives et s’agitent même pour rien.

« Moi : Maintenant je peux savoir pourquoi tu pleures Julia ? »

« Julia : Je suis si contente si tu savais. (Montrant son bras à travers la caméra) Regarde comment j’ai la chair de poule ? »

 « Johanna : Et moi donc. J’ai tellement espéré ce moment et savoir que tu aies fait le déplacement me comble de bonheur. »

Moi : (Regardant Lucia et Rebecca) Excusez-moi une minute.

Elles : Vas-y et prends tout ton temps.

Je me suis levée et j’ai regagné ma chambre.

« Moi : (M’asseyant sur le fauteuil en posant mon téléphone devant moi) Je ne veux pas que vous vous fassiez des films. Je suis venue ici simplement parce que je veux comprendre pas pour ce que vous espérez. »

 « Julia : Peu importe la raison pour laquelle tu y es allée, la démarche même qui t’y a conduit nous suffit. Pour le reste, Dieu s’en chargera. »

« Johanna : Tout ce que je souhaite est que tu prennes correctement soin de lui et que tu le protèges comme maman a su le faire avec papa. »

Je la regarde sans rien dire en me demandant intérieurement si j’en serai capable si jamais je décide de nous donner une chance.

 « Julia : Je partage cette pensée de Johanna car nous savons toutes que derrière cette forte personnalité et cette force de caractère se cache un homme qui essaye de reconstruire sa vie en luttant avec les préjugés de la société alors il a besoin d’une personne forte à ses côtés. »

 « Johanna : Exacte. J’aurais tellement voulu être avec toi là-bas mais bon, je te fais confiance car je sais que même si parfois tu peux être très têtue et bornée »

 « Moi : (Souriante) Je vais le rapporter à Mommy tu verras. »

 « Johanna : (Riant) Je vais nier. »

 « Moi : (Riant) Cette conversation est enregistrée. »

 Elles rient en me traitant de dangereuse puis elle reprend la parole plus sérieusement.

« Johanna : Je sais que tu es pleine de sagesse. »

 « Moi : (Esquissant un faible sourire) Merci. »

 « Johanna : Je t’en prie. Nous allons prier pour toi afin que ton séjour se passe bien. Représente ton identité notre Bénédiction. »

Je lui ai souri puis j’ai mis fin à l’appel en soupirant fortement. Je me suis adossée contre le fauteuil et je me suis mise à laisser mes pensées s’exprimer. Ça va faire 3 mois que j’ai eu cet anévrisme et Dieu merci je me suis complètement remise, j’ai totalement récupéré mon élocution même si je prends beaucoup plus de temps maintenant avant de m’exprimer. Pas que j’ai des difficultés à parler mais cette condition m’a appris à mieux choisir mes mots et surtout à ne pas réagir avec impulsivité et je bénis Dieu pour ça. Après la révélation que Mommy m’avait faite sur mon père, elle m’avait laissée pleurer pendant plusieurs heures avec cette boîte contenant leurs souvenirs. J’avais lu et relu ses articles de presse, j’avais regardé les images encore et encore en me posant les questions pourquoi et comment mon père avait-il pu faire de telles choses ? Je revoyais dans mon esprit cet homme que j’avais toujours connu et je n’arrivais pas à comprendre. J’étais allée fouiller nos cassettes vidéo de famille pour le revoir à l’intérieur avec nous, avec Mommy et aussi à l’église ou pendant ses prêches dans les croisades. J’étais là en train de me poser des questions quand le Saint Esprit m’a donné ce passage de Actes 10 :9-15 et je suis allée le lire dans les écritures pour me rappeler de quoi il était question ‘’ [9] Le lendemain, comme ils étaient en route, et qu’ils approchaient de la ville, Pierre monta sur le toit, vers la sixième heure, pour prier. [10] Il eut faim, et il voulut manger. Pendant qu’on lui préparait à manger, il tomba en extase. [11] Il vit le ciel ouvert, et un objet semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, qui descendait et s’abaissait vers la terre, [12] et où se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. [13] Et une voix lui dit : Lève-toi, Pierre, tue et mange. [14] Mais Pierre dit : Non, Seigneur, car je n’ai jamais rien mangé de souillé ni d’impur. [15] Et pour la seconde fois la voix se fit encore entendre à lui : Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé.’’ Je m’étais mise à pleurer et j’avais demandé pardon à Dieu qui m’avait une fois de plus répondu mais cette fois-ci avec le passage de 2 corinthiens 5 : 17 ‘’ [17] Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.’’ Après cela, il m’avait dit que Marwane était son fils et que jamais plus je ne devrais le considérer autrement. Je m’étais repentie en lui disant que j’avais compris. Après cela, le poids et la douleur que je ressentais dans mon cœur m’avaient quitté. J’avais voulu le contacter mais je m’étais ravisée en me disant que je devais d’abord me concentrer sur ma guérison. J’avais demandé à Mommy de contacter les parents de mon père et quand ils étaient arrivés, je leur avais dit que le mariage était annulé car j’avais rompu mes fiançailles. Bien que ne comprenant pas pourquoi, ils avaient compris. Quand je m’étais bien rétablie, j’étais allée avec Mommy et le petit frère de mon père chez les parents de Trevor afin de leur présenter nos excuses, ils ont accepté et les relations entre nous sont au beau fixe. Après avoir réglé tous les soucis que j’avais créé, j’ai décidé de venir voir Marwane afin de m’excuser par rapport à tout ce qui s’est passé entre nous et de toutes les méchancetés que je lui ai dites. Je ne connais pas l’issue de cette conversation et je ne sais pas non plus si ce sera possible entre nous mais je suis venue car j’en ressentais le besoin. (…)

 Rebecca : (Montrant une petite maison du doigt) C’est celle-ci sa maison. Sa voiture est garée dehors donc il est déjà rentré du boulot.

Moi : (Regardant la maison) D’accord.

Rebecca : Tu veux que je vienne avec toi ?

Moi : (La regardant en esquissant un faible sourire) Non ça va. Je vais y aller toute seule. (Retirant la ceinture de sécurité) Merci de m’avoir déposée, tu peux y aller.

Rebecca : D’accord. Appelle-moi en cas de soucis ou si tu veux que je vienne te récupérer.

Moi : D’accord.

Je suis descendue et j’ai légèrement reculé pour la regarder partir puis je me suis retournée pour regarder la maison. J’ai soupiré avant de m’y rendre. Une fois devant la porte j’ai sonné, c’est une femme portant une robe assez sexy qui m’a ouvert…


 

L'AMOUR SUFFIT-IL? T...