
Chapitre 9 : Souvenirs Partagés
Write by Ellie chou
L’appartement de Jean-Philippe était plongé dans une semi-obscurité.
Le bruit lointain de la pluie contre les vitres rythmait le silence pesant qui régnait dans la pièce.
Il venait de rentrer d’une longue journée de travail, et comme chaque soir, il ressentait ce vide grandissant en lui.
Il se laissa tomber sur le canapé, fatigué, son regard errant sur la bibliothèque en face de lui.
Sans vraiment savoir pourquoi, il se leva et se mit à fouiller dans une boîte en bois posée sur l’une des étagères.
C’était une boîte qu’il n’avait pas ouverte depuis longtemps.
À l’intérieur, il trouva des lettres, des croquis, des photos. Tout un pan de son histoire avec Mariana y était enfermé.
Il sortit une première lettre, reconnaissant immédiatement l’écriture fluide et élégante de Mariana.
"Jean-Philippe,
Il y a des jours où je me demande si l’univers nous a réunis pour une raison précise, ou juste pour nous torturer.
Peut-être que nous sommes faits pour nous aimer sans jamais nous appartenir.
Peut-être que nous sommes deux étoiles destinées à briller l’une à côté de l’autre, sans jamais se toucher vraiment."
Il sentit son cœur se serrer en relisant ces mots. Il se souvenait du jour où elle avait écrit cette lettre.
C’était un soir de doute, où elle se demandait si leur amour pouvait survivre à la distance, à leurs ambitions, à leurs rêves différents.
Il passa à une autre lettre, puis à une photo d’eux à Lisbonne, au bord du Tage. Mariana riait, ses cheveux au vent, et lui la regardait avec un sourire tendre. C’était un instant figé dans le temps, un moment où tout semblait simple.
Mais était-ce vraiment simple ?
Plus il feuilletait ces souvenirs, plus il sentait le doute s’insinuer en lui.
Était-ce de la nostalgie ? Ou bien une prise de conscience que leur amour appartenait au passé ?
Il se leva brusquement et se dirigea vers la fenêtre. Paris s’étendait devant lui, belle et indifférente.
Il se sentait piégé entre ce qu’il avait vécu avec Mariana et ce qu’il voulait pour son avenir.
Son téléphone vibra sur la table basse.
Un message.
Mariana : "Je pense à toi ce soir."
Jean-Philippe ferma les yeux.
Était-ce un signe qu’il devait encore y croire ? Ou simplement un souvenir qui refusait de s’effacer ?
D’un geste hésitant, il tapa une réponse.
Jean-Philippe : "Moi aussi. Mais est-ce suffisant ?"
Il resta là, le téléphone dans la main, attendant une réponse qui, peut-être, changerait tout.
A bientôt.