Chapitre 55 : Monsieur j’aime les surprises 2
Write by Benedictaaurellia
Ainara
Je
les regarde discuter et je parie qu’ils ont oublié ma présence.
Quand
les deux-là commencent…
Je
ne sais même pas à partir de quand ils sont devenus aussi proches.
Bref,
je retourne à mon bureau et me plonge dans mes dossiers.
Je
suis sûre que son espionne, j’ai nommé Orlane, lui a raconté que je me suis
jeté corps et âme dans le travail ces derniers temps.
Maintenant
qu’il est là, je sais qu’il ne me laissera pas travailler.
Je
profite pour mettre de l’ordre dans mes dossiers actuel.
Mon
rendez-vous avec l’ex d’Amélia s’est bien passé. Nous avons réglé tous les
détails.
Sauf
force majeure, il devrait débuter les travaux demain.
Au
moins, j’ai eu le temps de régler mon souci majeur avant qu’il ne vienne.
Penser
à lui me fait penser aussi à Emmanuel, le jeune que j’avais croisé à la réception
il y a quelques jours. Depuis, il ne m’a pas appelé et je me demande bien
pourquoi. Je regrette de n’avoir pas pris moi aussi son contact. En attendant
qu’il me fasse signe, je ne cesse de le porter dans mes prières.
Je
travaille sur un autre dossier quand j’entends Edmund parler du fait qu’il veut
nous emmener à Cotonou les filles et moi.
C’est
quoi cette histoire ?
Partir
comme ça sans planification, rien, rien de rien ?
Euh
non. Ça ne n’est pas moi.
Presque
tous pensent toujours que le fait que j’aime tout planifier c’est ça qui
justifie le fait que je n’aime pas faire les choses sur un coup de tête. C’est
certes vrai mais une autre raison qui justifie cela, c’est le fait qu’avant de
faire toute chose, je porte cela en prière. Et je ne bouge pas un doigt sans
avoir l’approbation du Seigneur. Je me suis plusieurs fois mordu le doigt à
chaque fois que j’ai décidé d’agir sans avoir consulté le Seigneur du coup, j’ai
retenu la leçon.
Seigneur,
dis-je intérieurement, c’est encore quoi ton fils a encore prévu pour nous ?
Toi-même
tu sais que je ne suis pas d’accord. Mais, que tout se déroule comme tu l’as toi-même
prévu depuis toute éternité. Amen !
Quand
il finit avec mon père et se dirige vers moi, je le lui dis en même temps.
Moi :
Je ne peux pas partir avec toi comme ça.
Edmund :
Laisse-moi deviner. Pourquoi ? Parce que tu n’avais pas prévu cela.
Moi :
C’est ça.
Edmund :
Ben moi je l’ai fait. Et j’ai déjà des hommes sur le terrain. Donc, tu n’as pas
à t’en faire.
Moi :
…
Papa :
Tu devrais y aller. Ça te ferait du bien.
Moi :
Mais j’ai des dossiers à traiter et tout.
Papa :
Rien n’urge. Tu as trouvé une solution pour Mr LIU-YANG c’était le plus urgent.
Le reste attendra ton retour.
Edmund
tu as prévu le retour pour quand ?
Edmund :
Lundi soir.
Papa :
Mardi tu pourras donc reprendre.
Moi :
Mais papa…
Papa :
Il n’y a pas de mais qui tienne.
Allez !
Ouste ! Sors de mon bureau !
Je
ne veux pas te voir avant mardi.
Qu’est-ce
que je peux dire face à ça ?
Je
range mon bureau, apprête mon sac et sors du bureau avec une mine déconfite.
Dans
la voiture il me dit.
Edmund :
Allez ! Ne fais pas cette tête. Ça sera amusant crois-moi.
Voyant
que nous ne nous dirigeons ni vers mon appartement ni vers chez lui, je lui
demande :
Moi :
Où allons-nous ?
Lui :
Chez Adriel. Abi y est aussi actuellement.
On
embarque Orlane et Mélanie.
Moi :
Sérieux ?
Edmund :
Je te dis que j’ai tout prévu. Alors, relax !
Quelques
minutes plus tard, il gare devant la société d’Adriel.
Nous
nous dirigeons vers l’étage où se situe la direction. Abi et Adriel y ont leur
bureau.
Nous
nous étions fait annoncés à l’accueil donc la secrétaire nous introduit dès que
nous y parvenons.
Nous
les saluons tous les deux avant de prendre place.
Edmund
leur expose le but de la visite et c’est sans mal qu’ils donnent leur accord.
Apparemment,
il les avait déjà appelés pour les informer.
Ils
discutent ensuite boulot pendant quelques minutes avant que nous prenions
congés.
Nous
allons aux étages inférieurs pour récupérer les filles qui comme moi ont obtenu
une permission pour le reste de la semaine soit aujourd’hui mercredi, demain
jeudi et vendredi. Moi j’ai le lundi en bonus mais les filles non puisque le
contrat de Mel finit vendredi.
On
pourrait parler de favoritisme puisque nous sommes les filles des proprios mais
en même temps, on fait du bon boulot donc on le mérite n’est-ce pas ?
Ça
n’arrive pas tous les jours donc voilà.
Quand
on reprend tous la route avec Mel et Orlane, c’est dans la bonne humeur.
Les
filles étaient tellement enthousiastes que j’en ai oublié mon appréhension.
Edmund :
Les filles, on part ce soir ou demain à l’aube ? Je vous laisse décider.
Moi :
On y va comment d’abord ? En taxi ?
Edmund :
Non ! Je conduis. Ça ne fait que trois (3) heures de route donc je peux
gérer.
Moi :
Les voyages de nuit ce n’est pas trop mon truc.
Orlane :
On n’a pas encore fait nos sacs non plus.
Mélanie :
On ne peut pas non plus prendre n’importe quelles tenues. Nous devons paraitre
sous notre meilleur jour.
Moi :
Ce n’est pas non plus comme si on allait à Cannes hein !
Orlane :
Elle n’a pas tort non plus. Qui sait, Mélanie et moi on pourrait faire des
rencontres intéressantes.
Edmund :
Ho ho ! Take it easy (allez-y mollo) les filles. J’ai promis à vos parents
que vous vous tiendrez à carreau. Ne me faites pas faillir à ma promesse.
Mélanie :
Parlant de parents, tu as parlé aux miens déjà ?
Edmund :
Oui. Abi a appelé ta mère quand j’étais avec Adriel et elle. Elle te donne le
feu vert à condition que tu retournes chercher des vêtements adéquats chez vous
avant de partir. C’est pour cela que nous allons d’abord chez toi.
Je
vois d’où tu tiens ta mode attitude.
Nous
rions toutes.
Une
chose qui n’a pas changé avec Mel et sa mère c’est leur amour inconditionnel
pour la mode. Quoique maintenant, elles s’habillent plus sagement et Mel reste
modérée comparée à sa mère.
Moi :
Donc prenons la route à l’aube demain.
Edmund :
Je valide.
Mais
voici ma proposition.
Orlane
et Mel, en soirée, rejoignez-nous chez Ainara. On partira directement de là
demain matin.
Edmund :
Vous avez toutes des pièces valides j’espère ?
Orlane :
Bien sûr !
Edmund :
Nous sommes presque arrivés chez toi Mel.
Les
filles je vous en prie ne surcharger pas ma voiture avec vos valises. Je sais
qu’une fois sur place vous ferez beaucoup d’achats donc, je vous en prie pas
plus d’un trolley par personne. Un petit sac est même suffisant. Nous aurons le
loisir de faire des achats là-bas.
Nous
toutes : Oui chef !
Moi :
Eh bébé, tu as déjà conduit de Lomé à Cotonou ? Tu connais la route ?
Edmund :
Non ce sera ma première fois de conduire de Lomé à Cotonou mais j’ai déjà fait
Lomé Aného. Après Aného c’est la frontière Togo-Bénin.
Moi :
Je sais ça.
Après
la frontière on fera comment ?
Est-ce
que tu as même pensé à vérifier les pièces de ton véhicule ? La visite
technique et l’assurance sont-ils à jour ?
Orlane :
Ajoute aussi le permis.
Edmund :
J’ai un permis international donc t’inquiète pour ça.
Ainara,
je te le répète j’ai tout planifié tout est Ok. Mes pièces sont à jour.
Tout
ce que tu as à faire, c’est te détendre.
Mel :
Après la frontière de toute façon ce n’est pas compliqué. Il suffit de
continuer tout droit jusqu’à Cotonou.
Moi :
Tu connais ?
Mel :
Oui. On ne peut pas se perdre.
Edmund :
Tu as vraiment une de ses façons de me faire confiance hein chérie.
Moi :
Ce n’est pas contre toi bébé c’est juste que je ne suis pas préparée.
Orlane :
Eh pardon ! Laissez-nous autres célibataires avec vos chéris et vos bébés.
De
toute façon, c’est bon nous sommes arrivées à destination.
Descends-nous
et on y va.
Edmund :
Mel, je descends avec toi. Je dois quand même me présenter formellement à ta
mère avant qu’on ne parte.
Ainara :
Oh chéri tu es trop chou.
Orlane :
Mel à cette allure je crains qu’on ne regrette de passer ces quelques jours en
leur compagnie.
Mélanie :
Mais non ! T’inquiète. Je suis sûre qu’ils sauront se tenir. N’est-ce pas
les tourtereaux ?
Edmund :
On saura se tenir. Allez viens je t’accompagne.
Il
revient à la voiture quelques minutes plus tard et nous déposons Orlane chez
elle avant de repartir tous les deux.
Edmund :
J’aimerais te présenter mes excuses.
Moi :
Pourquoi cela ? Tu ne m’as rien fait.
Edmund :
Après la mort de Mireille, je n’ai pas été présent pour toi. Je suis reparti
presque aussitôt après l’enterrement alors que notre mariage aussi venait de
tomber à l’eau.
Je
voudrais te demander pardon pour cela.
Nous
sommes censés nous soutenir mutuellement et je n’étais pas là.
Ainara :
Tu n’as pas à me demander pardon pour ça.
Oui,
j’aurais aimé que tu sois là mais je suis la première à comprendre combien la
situation urgeait à Paris.
Si
tu n’étais pas parti à ce moment, le cabinet n’existerait plus aujourd’hui.
Certes
physiquement tu n’étais pas là mais moralement tu m’as soutenu. Ce n’est pas
rien.
Edmund :
C’est un peu pour rattraper le temps perdu que j’ai voulu organiser ce voyage.
Je
sais que ça ne vaut pas la lune de miel qu’on aurait dû avoir si on s’était
marié vu tout le programme que tu avais mis en place.
Côté
organisation, ça n’atteindra la perfection comme tu sais le faire mais je
voulais juste qu’on ait un moment rien qu’à nous et que les filles et toi vous
vous fassiez des souvenirs ensemble.
Moi :
Je n’ai pas besoin de perfection. Je te veux juste toi. Ça me va.
Edmund :
Pour en revenir à ta préoccupation, tu te souviens de mes amis dont je t’avais
parlé ? Guillaume et Marc ?
Moi :
Oui. Ils ont finalement acceptés de te rejoindre au cabinet ?
Edmund :
Oui. Mais pas avant Janvier. Le temps pour eux de mettre fin à leurs contrats
dans les cabinets dans lesquels ils sont actuellement.
Moi :
Mais c’est une bonne nouvelle. En attendant, je sais qu’Orlane te rejoindra à
Paris bientôt. Elle ne me l’a pas dit directement mais je sais qu’elle ne peut
pas refuser. Par contre, elle ne restera pas longtemps.
Edmund :
Je suis soulagé d’apprendre ça.
Moi :
Attends. Je crois me souvenir que tu m’avais dit que Guillaume est
béninois ? Ça a un rapport avec le fait que nous allions à Cotonou ?
Edmund :
ça a tout avoir chérie. Les deux y sont actuellement. Nous les rejoindrons en
ville.
Moi :
Je comprends maintenant.
Edmund :
Une connaissance de Guillaume nous servira de guide d’Hillacondji à Cotonou.
Moi :
Tu as vraiment tout prévu.
Edmund :
C’est exactement ce que je te disais. Tu vois que ton homme est capable ?
Moi :
Plus que capable !